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L’ONU rapporte 133 morts en Haïti lors de manifestations

Port-au-Prince, 19 janvier (Prensa Latina) Au moins 133 personnes ont été tuées et 551 blessées lors des manifestations qui ont secoué Haïti de juillet 2018 à décembre 2019, a révélé aujourd’hui le rapport des Nations Unies.

L’étude du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (Binuh) a attribué près de la moitié des décès à l’intervention des forces de l’État, et les 54 % restants à l’action de bandes armées.

Les gangs, quant à eux, sont responsables d’environ 380 blessés, rapporte le texte qui a également identifié près de 700 cas de violations des droits de l’Homme et d’autres abus contre les manifestants.

Cette période a été marquée par une intense mobilisation de l’opposition politique et de la société civile dans tout le pays, lors de six séries d’événements en juillet, octobre et novembre 2018, ainsi que février, juin et de septembre à décembre 2019, a indiqué l’enquête.

Le rapport a également souligné que le climat était généralement pacifique lors des premières manifestations, mais qu’elles étaient devenues de plus en plus violentes, en particulier à cause de l’imposition d’un nombre important de barrages routiers qui ont conduit à la quasi-paralysie de certaines régions du pays.

Dans un contexte où des élections générales et un référendum constitutionnel sont prévus, et prévoyant de futurs troubles politiques, l’ONU a recommandé au gouvernement de traiter les griefs de la population, y compris la colère pour la corruption incontrôlée et l’impunité.

De même, l´ONU a exhortés les autorités à s’attaquer à la pauvreté, aux inégalités structurelles et à l’accès limité à des services tels que la santé et l’éducation.

Elle leur a également rappelé leur obligation de respecter les droits de l’Homme et a déploré le ‘peu d’enquêtes’ ouvertes sur les exactions commises pendant les manifestations.

L’étude des Nations Unies est dévoilée alors qu’Haïti se trouve au seuil de l’aggravation de sa crise politique avec une opposition qui estime la fin du mandat présidentiel le 7 février prochain, alors que le dirigeant Jovenel Moïse a assuré qu’il resterait à son poste.

Une partie de l´opposition a déjà annoncé un calendrier intense de manifestations, qui devraient atteindre leur point culminant durant la première semaine de février.

peo/otf/Ane

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