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Les défis de Biden concernant les liens États-Unis-Amérique Latine

Washington, 22 janvier (Prensa Latina) Des experts nord-américains s’accordent à dire que l’un des nombreux défis du président Joe Biden est la nouvelle posture de la politique étasunienne envers l’Amérique Latine, particulièrement critiquée sous l’administration de Donald Trump.

Biden s’est rendu 16 fois dans des pays de la région au cours de sa carrière politique, la plupart en tant que vice-président de Barack Obama (2009-2017), ce qui devrait contribuer à une meilleure compréhension de la réalité locale.

Au cours des dernières années, Washington a utilisé une combinaison de rhétorique corrosive et un style de dialogue qui suggère implicitement que la Maison Blanche a assumé et ressentit une responsabilité paternaliste pour tout ce qui se trouve au sud du Rio Bravo, souligne Patrick Duddy dans un article récent du journal The Hill.

Pour le spécialiste, l’influence des États-Unis a diminué lors de cette étape, bien que l’importance de la région pour Washington ait augmenté de manière relative.

En évaluant l’importance de la région pour les États-Unis, Evan Ellis, un expert du Centre d’études stratégiques et internationales basé à Washington, assure que cette région du monde est celle qui affecte le plus directement la sécurité et la prospérité des États-Unis.

Dans un article publié sur le site web de cette institution, l’un des principaux think-tanks de réflexion de la capitale étasunienne, Ellis note que cette importance résulte des liens géographiques, commerciaux et familiaux.

Selon le spécialiste, l’administration Biden doit tenir compte du fait que l’Amérique Latine est aux premiers stades de convulsions économiques, sociales et politiques.

Cette instabilité affectera les États-Unis à travers davantage de mouvements migratoires, de menaces transnationales, de mouvements sociaux et de gouvernements hostiles aux intérêts nord-américains, ajoute l’expert dans son article.

D’autres analystes considèrent le sujet de Cuba comme essentiel dans ce nouveau scénario, en raison du rejet par l’Amérique Latine et la communauté internationale du blocus économique, commercial et financier que Washington maintient contre l’île des Caraïbes depuis près de six décennies.

Cet ensemble de sanctions unilatérales a été renforcé par plus de deux cent mesures imposées par Trump durant son mandat.

L’action la plus récente contre l’île des Caraïbes a été son inscription sur la liste des pays qui, selon Washington, parrainent le terrorisme, ce qui a motivé le rejet d’un groupe important de législateurs, ainsi que des dirigeants de grandes organisations de la société américaine et de gouvernements latino-américains.

Dans ce contexte, en avril prochain, les États-Unis accueilleront le neuvième Sommet des Amériques, la réunion triennale des chefs d’État et de gouvernement de tous les pays de l’hémisphère occidental, et ce sera l’occasion pour l’administration Biden de montrer ses intentions envers la région.

De nombreux spécialistes soulignent également que le niveau de discrédit dont jouit l’Organisation des États Américains (OEA) dans l’hémisphère sera un facteur négatif pour les liens que Biden entend rétablir avec les nations latino-américaines, et ce compte tenu du rôle d’ingérence de ses principaux dirigeants et de leur subordination totale à la politique erratique de Trump envers la région.

Au cours des neuf derniers mois, la situation économique en Amérique Latine s’est considérablement détériorée en raison des effets de la pandémie de Covid-19, et les taux d’infection comme le nombre de décès sont comparativement plus élevés que dans d’autres régions du monde.

Luis Alberto Moreno, ancien président de la Banque interaméricaine de développement, a récemment mis en garde contre le fait que, face à cette conjoncture, la quasi-totalité des progrès réalisés par la région dans la réduction de la pauvreté au cours des 20 dernières années risquaient d´être perdus.

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