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L’insécurité et la violence font obstacle à la paix en Colombie

Nations Unies, 22 janvier (Prensa Latina) L’insécurité et la violence contre les ex-combattants, les leaders sociaux et y compris des communautés entières demeurent aujourd’hui les principaux obstacles au processus de paix en Colombie, selon le dernier rapport de l’ONU.

C’est pourquoi la sécurité, la réintégration durable des ex-guérilleros, la présence intégrale de l’État dans les différentes régions, le dialogue entre les parties et la réconciliation sont des priorités pour la mise en œuvre de la paix.

C’est ce qu’a expliqué la veille devant le Conseil de Sécurité le chef de la mission des Nations Unies en Colombie, Carlos Ruiz.

Par vidéoconférence, il a souligné qu’il était essentiel d’élaborer une stratégie de sécurité dans les nouvelles zones de réintégration des ex-combattants.

De même, a souligné le diplomate mexicain, le dialogue soutenu entre les parties est fondamental pour la mise en œuvre intégrale de tous les aspects de l’Accord de Paix.

À cet égard, il a appelé à ne ménager aucun effort pour collaborer avec la mission de l’ONU en Colombie, régler les différends et contribuer à la réparation des victimes du conflit.

La violence contre les ex-combattants, les dirigeants sociaux, les défenseurs des droits de l’Homme et les communautés est une menace pour la construction de la paix dans la nation sud-américaine et il est urgent de s’attaquer à ce problème, a déclaré Ruiz.

Il a indiqué que, depuis la signature de l’Accord de Paix, 252 ex-guérilleros colombiens ont été tués. L’année 2021 est la cinquième année d’une échéance de 15 ans pour la mise en œuvre de cet accord dans sa totalité, a-t-il souligné, c’est pourquoi il est si important que tous les acteurs colombiens travaillent ensemble pour protéger ce qui a été réalisé et accélérer la gestion des affaires en suspens.

De même, le haut fonctionnaire de l’ONU a souligné l’importance de l’appui du Conseil de Sécurité et de la communauté internationale au processus de paix en Colombie.

Dans leurs interventions devant le Conseil, les représentants de la Norvège et de Saint-Vincent-et-les Grenadines ont reconnu le rôle important joué par Cuba en tant que garant de ce processus de paix.

Pour sa part, la Chine s’est déclarée préoccupée par les crimes violents et les agressions contre les ex-combattants.

La délégation de Saint-Vincent-et-les Grenadines a également exprimé sa préoccupation face aux conditions de sécurité difficiles auxquelles sont confrontées les femmes, les civils et les ex-guérilleros.

On a également appris que le président colombien, Ivan Duque, a envoyé une lettre au Conseil de Sécurité demandant l’élargissement du mandat de la mission des Nations Unies dans ce pays.

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