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La rapporteuse de l’ONU atteste l’illégalité des sanctions contre le Venezuela

Caracas, 15 février (Prensa Latina) Les mesures coercitives unilatérales mises en œuvre par les États-Unis contre le Venezuela constituent aujourd’hui une violation du droit international, note le rapport de la rapporteuse spéciale de l’ONU sur ce domaine, Alena Douhan.

L’avis de l’experte des Nations Unies sur l’impact des dénommées sanctions indique que l’état d’urgence national décrété par le gouvernement des États-Unis en mars 2015 ne correspond pas aux exigences du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Le but annoncé de la campagne de ‘pression maximale’ -changer le Gouvernement vénézuélien- viole le principe de l’égalité souveraine des États et constitue une ingérence dans les affaires intérieures qui affecte également leurs relations régionales, souligne le document.

De même, le gel des avoirs de la Banque centrale du Venezuela pour ne pas reconnaitre ses autorités viole les droits souverains du pays et empêche le gouvernement effectif d’exercer son devoir de garantir les besoins de la population.

À cet égard, le rapport signale que les refus réitérés de banques nord-américaines, britanniques et portugaises de libérer des avoirs, y compris pour l’achat de médicaments, de vaccins et de kits de protection, et ce sous le contrôle d’organisations internationales, empêche le Venezuela de répondre à l’urgence de la Covid-19.

Il souligne en outre que l’application de la compétence extraterritoriale aux ressortissants et aux entreprises de pays tiers pour une coopération avec le Venezuela n’est pas justifiée par le droit international et accroît les risques d´excès des sanctions.

Lors d’une conférence de presse à l’issue de sa visite officielle dans la nation sud-américaine, l’experte indépendante de l’ONU a exhorté le gouvernement nord-américain à lever toutes les mesures coercitives prises dans le cadre de sa stratégie pour un changement de régime à Caracas.

Douhan a affirmé que les actions illégales mises en œuvre par les États-Unis ont ralenti le développement du pays en raison de l’impact sévère causé à son économie, en provoquant la chute des recettes en devises de 99 pour cent au cours des dernières années.

Elle a également reconnu que la mise en œuvre de ces mesures a eu des répercussions sur l’accès du pays aux médicaments et à l’alimentation, ce qui a eu un effet dévastateur sur la santé de la population vénézuélienne et a accentué le scénario de crise et les tensions internes, avec des répercussions sur le flux migratoire et la séparation des familles.

La rapporteuse spéciale de l´ONU précise que la recrudescence des mesures coercitives des États-Unis sape aujourd’hui la capacité du gouvernement vénézuélien à exécuter des projets sociaux.

Selon son rapport préliminaire, depuis 2000, l’État vénézuélien a mis en place des programmes de protection sociale dans les domaines du logement, de l’éducation, de l’alimentation, entre autres, sans frais pour le peuple ou bénéficiant de subventions substantielles.

Cependant, les dénommées sanctions mises en place au cours des dernières années ont accentué la crise économique qui a débuté en 2014 par la chute brutale des prix du pétrole, résume le document.

En raison du blocus économique, le Venezuela a vu ses recettes en devises diminuer de 99 pour cent, ce qui a accentué le déficit de machines et de pièces de rechange nécessaires au développement productif et a eu des répercussions sur les secteurs de la santé, de l’alimentation et des services.

Le rapport souligne que les obstacles à l’importation de denrées alimentaires ont entraîné une augmentation de la malnutrition au cours des six dernières années et donc une aggravation de l’insécurité alimentaire.

La rapporteuse a également reconnu l’impact des mesures coercitives sur le programme de distribution de produits alimentaires par l’intermédiaire des Comités locaux d’approvisionnement et de production (CLAP), qui ont dû réduire la variété des produits destinés à 6 millions de familles.

Dans le domaine de l’assistance, Douhan a cité en particulier la situation de l’hôpital cardiologique pour enfants de Caracas, qui fait face à une diminution du nombre de chirurgies, d’une moyenne de mille interventions par an sur la période 2010-2014, à 162 en 2020.

De même, le détournement d’actifs de la filiale nord-américaine de l´entreprise d´État Petróleos de Venezuela, Citgo, a empêché 53 enfants vénézuéliens d’effectuer des transplantations de foie et de moelle osseuse dans des centres spécialisés en Italie et en Argentine.

L’indisponibilité des ressources financières et la réticence des entreprises étrangères à commercer avec les institutions publiques vénézuéliennes ont de surcroît entraîné la suspension du Programme Canaima, lancé en 2015 pour assembler localement des ordinateurs portables à des fins éducatives.

peo/Jha/Wup/mem/Wup

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