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L’ONU s’inquiète de l’usage de la force contre les journalistes en Haïti

Port-au-Prince, 15 février (Prensa Latina) Les diverses missions des Nations Unies en Haïti ont exprimé hier leur préoccupation face à l’usage disproportionné de la force contre des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.

Notant que la couverture en temps réel des événements est au cœur du travail journalistique, l’organisation internationale a souligné que celle-ci est essentielle pour garantir la liberté de la presse et le droit à l’information.

L’ONU a également alerté du fait que les agressions contre les communicateurs ont pour effet de limiter le droit à l’information et a exhorté les forces de sécurité à revoir leurs pratiques contre ces professionnels et punir dûment les abus et les violations prouvées.

La semaine dernière, lors d’une mobilisation antigouvernementale, des policiers ont lancé sur un véhicule de presse identifié des grenades lacrymogènes et un photoreporter a été légèrement blessé.

Il y a quelques jours, deux journalistes de médias en ligne ont été abattus près du Palais National alors qu’ils couvraient une manifestation pour le respect de la Constitution.

L’Organisation des Nations Unies a condamné ces actes et a appelé les autorités à respecter la liberté des médias, sous le principe selon lequel une presse libre et indépendante, sans censure ni contrainte, est essentielle au développement de la paix, au respect de la justice et à la promotion des droits de l’Homme.

Le chancelier Claude Joseph a reconnu la semaine dernière que les faits sont « déplorables » et que le gouvernement condamne de tels actes, bien qu’il ait tout de suite noté que dans ‘les protestations du monde entier il existe ces écarts’.

Pour sa part, l’Association des journalistes haïtiens a condamné la violation de la liberté de la presse et de l’état de droit à l’information et a mis en garde contre le fait qu’elle compromettait les acquis démocratiques.

Les attaques contre la presse se déroulent dans un contexte de polarisation du pays, au milieu des appels lancés par des organisations sociales et des partis politiques pour que le président Jovenel Moïse assume la fin de son mandat qui, selon eux, a pris fin le 7 février dernier, alors que le chef de l’État prétend rester au pouvoir jusqu’à l’année prochaine.

peo/Jha/Ane

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