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Des indigènes et le candidat Yaku Pérez demandent toujours à recompter les votes en Équateur

Quito, 24 février (Prensa Latina) Des indigènes mobilisés depuis la ville équatorienne de Loja jusqu’à cette capitale ont accompagné hier le candidat présidentiel Yaku Pérez au Conseil National Electoral (CNE) pour exiger la révision des résultats des élections générales.

La dénommée Marche pour la transparence et la démocratie est arrivée au CNE après un parcours pacifique d’une semaine dans plusieurs provinces, suite à la plainte par Pérez d’une prétendue fraude électorale pour affecter les votes en sa faveur lors du scrutin du 7 février dernier.

D’après les résultats officiels publiés par le CNE, Pérez est arrivé en troisième place des élections présidentielles et a donc perdu l’option d’aller au ballotage; cependant, les demandes formulées par le candidat présidentiel quant à une révision du scrutin sont en cours.

Une fois au siège de l’organe électoral suprême, le président du parti Pachakutik, branche politique de la Confédération des peuples et nationalités indigènes, a fait savoir qu’il y avait près de 16.000 procès-verbaux sur lesquels de forts doutes sont émis.

Il s’est également interrogé sur la proclamation des résultats des élections quelques heures après l’annonce par le Procureur général de l’État d’enquêtes concernant le système de scrutin du CNE.

Selon le candidat, chaque procès-verbal entaché d’irrégularités lui a porté préjudice avec deux ou trois voix.

Il a également indiqué qu’il présenterait de nouvelles procédures au Bureau du Procureur général de l’État pour demander des enquêtes aux systèmes de l’organisme électoral.

Pour sa part, Marlon Santi, coordinateur de Pachakutik, a déclaré qu’ils donneront une base légale à la réclamation et a demandé de réviser et d’annuler les procès-verbaux prétendument incohérents.

Les représentants des communautés indigènes qui accompagnent Pérez ont averti qu’ils siègeraient devant le Parquet jusqu’à obtenir des réponses.

La mobilisation a commencé le 18 février dernier et a couvert un parcours de plus de 600 kilomètres jusqu’à cette capitale.

Pour l’instant, Andrés Arauz, de la coalition progressiste Union pour l’Espoir (UNES), qui a terminé en tête (32,72 pour cent), et Guillemo Lasso, du mouvement de centre-droite CREO (19,74 pour cent), devraient s´affronter lors du deuxième tour prévu le 11 avril prochain.

Lasso a finalement terminé devant Perez, qui aurait quant à lui obtenu 19,38 pour cent des votes.

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