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Le bilan des morts lors de protestations au Myanmar continue d´augmenter

Naipyidó, 11 mars (Prensa Latina) Le bilan des personnes décédées lors des manifestations populaires contre le coup d’État du 1er février dernier en Birmanie a continué d´augmenter et la presse indique qu´au moins huit personnes ont été tuées aujourd´hui dans trois endroits du pays.

Selon des témoins cités par la presse nationale, six personnes ont été tuées ce jeudi dans la ville centrale de Myaing lorsque les forces de l´ordre ont tiré à balles réelles sur une manifestation.

Des photos publiées sur Facebook ont montré qu’une autre personne est morte dans le district de North Dagon à Yangon, la plus grande ville de cette nation asiatique.

L’homme était allongé sur le ventre dans la rue, saignant d’une blessure à la tête, et autre un décès a également été signalé dans la ville de Mandalay.

Par ailleurs, le porte-parole de la junte militaire, le général de brigade Zaw Min Tun, a déclaré lors d’une conférence de presse que la leader Aung San Suu Kyi avait accepté des paiements illégaux de 600.000 dollars et de l’or alors qu’elle était au gouvernement.

Min Tun a ajouté que le président Win Myint et plusieurs ministres du Cabinet avaient également été impliqués dans des actes de corruption et qu’il avait fait pression sur la commission électorale du pays pour qu’elle n’accepte pas les rapports d’irrégularités.

Suu Kyi et Myint, ainsi qu’un groupe de leurs proches collaborateurs, sont détenus depuis le coup d´État.

À New York, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a condamné la violence contre les manifestants pacifiques et a appelé les militaires à faire preuve de la plus grande retenue.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a signalé qu’il espérait que cette déclaration pousserait les militaires à se rendre compte qu’il ‘est absolument essentiel’ que tous les prisonniers soient libérés et que les résultats des élections de novembre dernier soient respectés.

Les putschistes estiment que les élections, remportées par la Ligue nationale pour la démocratie de Suu Kyi, ont été entachées de fraude, une affirmation rejetée par la commission électorale.

La junte militaire a promis une nouvelle élection dans un an, mais elle n’a toujours pas fixé de date.

Les forces de sécurité du Myanmar ont eu recours à des tactiques de plus en plus brutales pour réprimer le mouvement de protestation au niveau national et, selon les estimations, le nombre de morts dépasserait les 60, sans compter les quelque 2.000 détenus.

peo/mem/lp

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