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Une candidate présidentielle progressiste dénonce un possible coup d’État au Pérou

Lima, 11 mars (Prensa Latina) La candidate présidentielle péruvienne Verónika Mendoza a dénoncé hier le risque persistant d’un coup d’Etat de la droite consistant à provoquer des protestations et à profiter d’une situation de chaos pour s’emparer du gouvernement.

Lors d’un débat avec plusieurs de ses adversaires retransmis sur Internet, la candidate a abordé le sujet en fixant sa position sur la lutte contre la Covid-19 et en affirmant que celle-ci doit être combattue, entre autres, par la vaccination publique et gratuite.

‘Nous ne permettrons pas que l’on fasse des affaires avec les vaccins, ni que l’on cherche à semer la peur et la méfiance dans la vaccination pour générer le chaos afin d’essayer d’usurper le pouvoir par un coup d’État’ à des fins de corruption, a-t-elle déclaré.

Elle a ainsi fait allusion à une manœuvre médiatique et politique qui, ces derniers jours, a tenté de remettre en question la qualité du vaccin chinois Sinopharm utilisé au Pérou.

Cette politique a donné prise à la demande du candidat d’extrême droite Rafael López sollicitant que le Parlement destitue l´actuel président Rafael Sagasti, ce qui a suscité un rejet majoritaire de la population.

D’autre part, en exposant sa politique anticorruption, l’aspirante du bloc de gauche Ensemble pour le Pérou a souligné la nécessité de la fermeté pour punir les corrompus et d’une politique préventive, de transparence et de participation sociale à la surveillance et à la détection des cas d’immoralité administrative, entre autres.

Elle a noté qu’il y avait aussi corruption dans les cas d’un gouvernement antipatriotique, comme celui du père de la candidate néolibérale Keiko Fujimori, Alberto Fujimori (1990-2000), qui a cédé le monopole du service ferroviaire vers les ruines du Machu Picchu à l’actuel candidat Rafael Lopez.

Mendoza a ajouté que la candidate Fujimori, défenseuse de la Constitution néolibérale mise en vigueur par son père, souligne que ce contrat de privatisation et d’autres doivent être maintenus, au lieu de défendre l’intérêt national.

Elle a annoncé par ailleurs que, si elle était élue, ses premières mesures viseraient à faire face à l’urgence sanitaire de la Covid-19 et à relancer l’économie en crise et l’emploi massif et a avancé les politiques qu’elle développera à cet égard et comment elles seront financées.

Mendoza a ratifié la décision de convoquer un référendum pour que le peuple décide s’il veut ou non une nouvelle Constitution par le biais d’une assemblée constituante avec participation sociale.

peo/jf/Mrs

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