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La Turquie a privé un million de Syriens d’eau potable

Damas, 26 avril (Prensa Latina) Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé aujourd’hui que les forces turques présentes sur les territoires de ce pays arabe ont coupé l’eau potable à un million de Syriens dans la province de Hasakeh, dans le nord-est du pays. 

Nous insistons sur notre ferme condamnation des pratiques de l’occupant turc et de ses milices extrémistes visant à interrompre pendant 17 jours consécutifs le fonctionnement de la station d’eau d’Alouk, qui alimente des centaines de milliers de civils à Hasakeh, affirme un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La note qualifie cette mesure de brutale, mis en place pour la 23e fois depuis l’entrée des forces turques dans le nord de la Syrie en octobre 2019.

Il précise que cette action coïncide avec l’aggravation de la pandémie de Covid-19 et des températures élevées.

Cela viole les dispositions du droit humanitaire international, notamment en ce qui concerne l’inadmissibilité de l’utilisation de l’eau comme arme de guerre, souligne le texte.

Auparavant, le vice-ministre des Affaires étrangères, Bashar Jaafari, avait convoqué des représentants des Nations Unies et du Comité international de la Croix-Rouge opérant en Syrie et leur avait demandé de transmettre à leurs supérieurs à New York et à Genève la nécessité de faire pression sur les autorités turques pour qu’elles autorisent immédiatement le pompage de l’eau de la station d’Alouk.

Les forces turques occupent de vastes zones dans les provinces septentrionales syriennes de Hasakeh, Raqa, Alep et Idlib, où elles parrainent la milice illégale de l’Armée nationale syrienne.

Damas a qualifié cette présence d´occupation en accusant Ankara d’opérer un changement démographique après avoir mené une politique de « turquification » en imposant sa monnaie, en changeant les contenus scolaires, en imposant le turc comme deuxième langue et en faisant pression sur les familles pour les déplacer et les substituer par d’autres fidèles à Ankara.

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