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Le gouvernement chilien sévèrement critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire

Santiago du Chili, 16 juin (Prensa Latina) Les critiques à l’encontre du gouvernement chilien en raison de sa gestion inefficace pour contrôler la crise sanitaire due à la Covid-19 se sont multipliées vendredi dernier suite à la décision des autorités de mettre en quarantaine cette capitale.

Cette métropole de près de huit millions d’habitants est placée en quarantaine stricte – pour la troisième fois depuis l’apparition du SARS-CoV-2 dans le pays – depuis samedi dernier à 5 heures du matin, heure locale.

Cette mesure est une réponse à l’augmentation constante du nombre de cas, au fait que les hôpitaux sont débordés et à la baisse du nombre de personnes se faisant vacciner contre la Covid-19, a déclaré la sous-secrétaire à la Santé, Paula Daza, lors d’une conférence de presse.

Comme preuve de la gravité de la situation, le président Sebastián Piñera a décidé de reporter une tournée dans différents pays européens qui devait commencer le 22 juin prochain, et ce 24 heures seulement après son annonce officielle par La Moneda (siège de l’Exécutif).

L’annonce du retour à la quarantaine a été critiqué par de nombreux secteurs du pays, y compris au sein de la coalition au pouvoir, où sont de plus en plus nombreux ceux qui sont convaincus que le plan gouvernemental du « Pas à pas”, pour contrôler la pandémie et redresser le pays, a échoué.

Le président de l’Union démocrate indépendante (UDI), un parti conservateur, Javier Macaya, a manifesté que les quarantaines n’étaient plus valables et qu’une analyse plus approfondie était nécessaire.

De ce fait, la direction de l’UDI a signalé dans une déclaration que « nous évaluerons le refus de la prolongation de l’état d’urgence constitutionnel », tout en proposant une série de mesures qui vont à l’encontre du confinement proposé par le gouvernement.

L’opposition s’est également emportée et, à cet égard, le président de la Commission de la Santé de la Chambre des députés, le socialiste Juan Luis Castro, a exprimé que la nouvelle quarantaine dans la région métropolitaine était « la cerise sur le gâteau de toutes les erreurs ». 

Il a ajouté qu’un changement de cap s’impose dans la gestion de la crise sanitaire et que celui-ci passe par le réexamen du plan « Pas à pas » et le retrait du controversé Passeport de Mobilité mis en place il y a tout juste deux semaines, une opinion partagée par plusieurs maires.

Les spécialistes de la santé ont pour leur part jugé la quarantaine nécessaire mais ont dans le même temps constaté la contradiction de mesures toujours existantes qui encouragent la circulation des personnes.

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