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Nouvelle expulsion collective d’immigrants au Chili

Santiago du Chili, 24 juin (Prensa Latina) Le gouvernement chilien a aujourd’hui expulsé 72 autres étrangers, cette fois colombiens et argentins, pour avoir enfreint les lois migratoires ou avoir commis des délits, attisant de nouveau la controverse sur l’illégalité de cette procédure.

Les étrangers, vêtus d’uniformes blancs, masqués, menottés et accompagnés chacun d’un membre de la Police de Renseignement  (PDI), ont été expulsés de l’aéroport international Arturo Merino de cette capitale sur un vol à destination des deux pays.

Dans des déclarations à la presse, le sous-secrétaire à l’Intérieur, Juan Francisco Galli, a noté qu’une partie de ces personnes avaient été expulsées parce qu’elles n’avaient pas été en mesure de régulariser leur situation alors que d’autres avaient commis différentes infractions graves.

Le fonctionnaire a insisté sur le fait que les étrangers qui arrivent au Chili en situation irrégulière ne peuvent pas mener une vie normale dans le pays parce qu’ils n’ont pas de carte d’identité et n’ont pas accès à l’emploi, à la location d’un logement et à d’autres avantages.

Il a également rappelé que la nouvelle loi migratoire prévoit un processus extraordinaire de régularisation et a appelé les étrangers dans le pays à faire ce pas tout en avertissant que ‘l’entrée clandestine est tout à fait contraire à la régularité migratoire’.

Cependant, Valeska Ureta, directrice du Service jésuite des migrants (SJM), a dénoncé ce type d’opérations d’expulsions collectives comme étant une violation des droits de l’Homme de ces personnes.

Selon elle, le SMJ ignorait le nombre exact des expulsés, car ‘on tentait d’obtenir des informations sur ces personnes, mais nos avocates n’ont pas pu être présentes, elles n’ont pas été autorisées’, ce qu’elle a qualifié d’intolérable.

Les expulsions collectives ont suscité une controverse dans le pays, car alors que le gouvernement défend cette démarche pour décourager l’immigration illégale, de nombreuses organisations sociales estiment que les droits de l’Homme des personnes sont violés lors de ces expulsions.

Vendredi dernier, le président de la Cour suprême, Guillermo Silva, a y compris déclaré que les expulsions massives sont des mesures interdites par le droit international et par la convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et de leur famille.

La veille, il a été révélé que le Ministère de l’Intérieur avait conclu un contrat de plus de deux millions de dollars avec la compagnie aérienne locale Sky Airlines pour procéder à des expulsions collectives de migrants, lequel prévoit cette année une quinzaine de vols de 180 passagers chacun.

peo/mem/rc

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