vendredi 12 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Cuba questionne les timides progrès de la COP26

La Havane, 11 novembre (Prensa Latina) Le ministre des Affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodriguez, a qualifié aujourd’hui de timides les progrès accomplis lors des négociations du sommet sur le changement climatique (COP26) et a averti qu’ils ne correspondaient pas à la rhétorique exprimée par les leaders mondiaux. 

« Les preuves scientifiques sont claires, nous allons au désastre climatique. Le temps s’écoule pour apporter la réponse que l’humanité attend », a écrit le ministre sur son compte du réseau social Twitter.

L’appel intervient le onzième et avant-dernier jour du rendez-vous qui réunit des délégués de près de 200 pays et sur lequel s’est concentrée l’attente d’actions concrètes dans la lutte contre le changement climatique.

Cependant, l’événement se déroule au milieu de polémiques, entre autres en raison pour la présence de plus de 500 lobbyistes d’entreprises qui exploitent des combustibles fossiles, et des avancées considérées comme « décevantes » par les pays les moins développés, a déclaré récemment Sonam Wangdi, président des pays du bloc.

La veille, un projet d’accord final a été révélé, avec des appels et des suggestions, mais sans aucun engagement concret à caractère contraignant.

Pour ne citer que quelques exemples, le texte exhorte les pays développés à honorer l’engagement de verser 100 milliards de dollars par an pour permettre aux nations pauvres de faire face au changement climatique, mais reconnaît l’insuffisance des fonds actuels.

Le document appelle à réviser les objectifs de réduction des émissions de carbone d’ici à la fin de 2022, à accélérer l’élimination du charbon comme source d’énergie et les subventions pour les combustibles fossiles, ainsi qu’à mettre en œuvre des solutions et des approches durables.

Il réaffirme également l’objectif fixé à Paris en 2015 de maintenir l’augmentation de la température de la planète en dessous de deux degrés Celsius, mais admet que l’impact du changement climatique serait bien moindre en la maintenant à 1,5 degré.

La COP26, qui se termine demain par la présentation de l’accord final, s’est déroulée dans un contexte de protestations à Glasgow (Écosse) et dans des dizaines de villes du monde, notamment dans le cadre de la Journée mondiale d’action pour exiger la justice climatique, le 6 novembre dernier.

peo/mem/Lrg

EN CONTINU
notes connexes