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Il est vil d’accabler Cuba et d’asphyxier son peuple, déclare Lopez Obrador

Mexique, 15 novembre (Prensa Latina) Harceler politiquement les Cubains qui sont dans le pays et contre le blocus est inhumain, et les isoler et les asphyxier pour les amener à se rebeller contre leur Gouvernement est vil et ignoble, a déclaré aujourd’hui le président du Mexique.

À une question d’un journaliste britannique lors de sa conférence de presse matinale au Palais National sur le cas de Cuba, le mandataire a réaffirmé sa position bien connue condamnant la politique agressive du gouvernement des États-Unis et son attachement à l’indépendance et à la souveraineté des pays.

Face à l’insistance évidente du journaliste de le conduire à une déclaration critique sur Cuba, López Obrador lui a répété la prémisse de son exécutif en politique étrangère exprimée par l’ancien président Benito Juárez et selon laquelle, entre individus comme entre nations, le respect du droit d’autrui est la paix.

Le mandataire mexicain a laissé son interlocuteur sans arguments en lui signalant que « personne n’a le droit de pousser un peuple à se rebeller contre son gouvernement par ces pratiques et le Mexique respecte la non-intervention, nous ne sommes pas des personnes faisant preuve d’ingérence et nous voulons une politique étrangère qui nous vient de loin ».

Au contraire, a-t-il dit, il faudrait modifier les politiques en général pour qu’il n’y ait pas de représailles contre les gouvernements qui ont décidé d’avoir un système politique déterminé en fonction de leur idiosyncrasie, de leur histoire et de leurs processus internes. Je pense, a-t-il insisté, qu’il ne faut pas accabler Cuba politiquement parlant.

Étouffer les Cubains qui ont décidé de rester à Cuba, qui sont contre le blocus, je pense que c’est inhumain. Isoler, asphyxier son prochain, ne peut être un droit de personne, et le faire par des pratiques qui conduisent un peuple à se rebeller contre son gouvernement, est vil, ignoble, a-t-il déclaré.

Au Mexique, a-t-il rappelé, dans les moments difficiles de la pandémie de la Covid-19, nous avons reçu le soutien des Mexicains qui vivent et travaillent aux États-Unis, qui ont augmenté les envois de fonds et cela a signifié une grande aide à notre peuple.

Mais à cause du blocus que les États-Unis imposent à Cuba, les Cubains qui ont décidé de vivre et de travailler là-bas comme les Mexicains, ne peuvent pas envoyer d’aide à leurs proches, et cela ne me semble ni éthique ni humain, et cela n’a rien à voir avec la fraternité universelle, a-t-il critiqué.

Si un Mexicain ou un Cubain décide d’envoyer un soutien à ses proches, des compatriotes, il doit être libre de le faire, mais les Cubains sont empêchés de le faire pour aider un parent, un être humain, et ce sont là des mesures rétrogrades, a déclaré le président.

Il a dénoncé une ruée médiatique internationale contre Cuba, sans un minimum d’équilibre pour que les Cubains répliquent, et depuis n’importe quel journal ou autre média son peuple et son Gouvernement sont attaqués.

Et je l’ai déjà dit en d’autres occasions : après deux siècles de prédominance d’une politique nord-américaine de soumission, qu’un pays comme Cuba ait l’arrogance de se sentir libre et indépendant, rien que par ce fait, cela mérite toute notre admiration et respect. C’est unique, un cas unique. Et nous n’aimons pas, a-t-il expliqué au journaliste, que l’on nous force à partager des pensées, parce que nous pensons par nous-mêmes.

peo/mgt/Lma

 
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