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La presse espagnole critiquée pour avoir manipulé la question de Cuba

Madrid, 22 novembre (Prensa Latina) Le média numérique espagnol LaTercerainformación a critiqué aujourd’hui les manœuvres de l’opposition contre Cuba en discréditant  la presse locale  du fait d’avoir manipulé les événements sur l’île des Caraïbes.

LaTercerainformación.es, ayant animé une plateforme d’analyse contre-hégémonique, a souligné que le 15 novembre, date prévue pour les marches illégales à Cuba, « a vite dérapé ».

« Il est tombé du vide et du silence. Si le désordre qui nous commande a eu un impact sur quelque chose, c’est sur le plan des idées », a-t-il remarqué.

Il a poursuivi en affirmant que « cet espace confirme que le capitalisme est bien plus qu’un système économique ; ce  désordre qui commande les consciences et les doctrines ne peut accepter la désobéissance ». 

La source indique qu’en 1959, Cuba a eu l’audace de sortir de la boîte ; et elle l’a fait par la voie de la révolution armée, amorçant ainsi et paradoxalement, la transition vers ce que Frei Betto a appelé « le nom politique de l’amour ». 

Dans cette optique, il a décrit les campagnes auxquelles la Révolution cubaine a été confrontée depuis l’achat de testaments jusqu’à l’investissement de la Central Intelligence Agency (CIA) dans des pots-de-vin, des pensions, des bourses et des subventions à des congrès, des projets universitaires, des maisons d’édition et des magazines « indépendants » visant à neutraliser, à confondre ou à provoquer une rupture en Europe de l’Est, en Europe occidentale et aux États-Unis.

« Ce que nous avons contemplé le 15 dans le paysage médiatique international par rapport à Cuba est le résultat des années de guerre culturelle articulée contre l’amour et la politique. Les victoires dans ce type de guerre présentent plusieurs avantages. La plus évidente est qu’elle ne laisse aucune trace de sang ou de briques cassées ».

« Les talk-shows de la radio et de la télévision ont placé Cuba sous les feux de la rampe le 15. Pour ne donner qu’un exemple, Radio Nacional de España a commencé la matinée en parlant du manque de liberté de la presse dans un débat où tous les « opinólogos » pensaient la même chose, chacun reproduisant avec plus d’ingéniosité la version monolithique du Nord global ».

Le journal souligne que « peu importe qu’à Cuba, pays historiquement dépendant, sous-développé et soumis à un blocus depuis six décennies, les indices de développement humain soient parmi les plus élevés au monde. Les chiffres concernant l’espérance de vie, l’analphabétisme, la scolarisation et l’accès aux soins de santé atteignent ou dépassent ceux du soi-disant premier monde ».

Il a ajouté que cela ne semble pas avoir d’importance que « au milieu d’un blocus criminel, Cuba a produit cinq vaccins antiCovid-19, ainsi que des médicaments pour son traitement et a pris soin de sa population avec des mesures préventives, y compris la restriction de sa principale source de revenus : le tourisme ».

Les représentants de la raison occidentale ne fermeront jamais les yeux sur cette situation. L’important est que Cuba a retiré les accréditations de l’agence EFE, fondée pendant la guerre d’Espagne par le falangiste et plusieurs fois ministre sous (Francisco) Franco, Serrano Suñer,affirmant que le nom vient de la lettre initiale de Falange y de Fe, son organe de propagande, indique l’article.

Curieusement, le média numérique espagnol a déclaré « avoir un accord de collaboration avec la ville de Miami qui l’engage à réaliser « des histoires et des reportages qui reflètent la réalisation du rêve étasunien » dans cette ville ». 

Sachant que Miami est la niche de la mafia anti-cubaine, il n’est pas nécessaire de préciser dans quelle orbite s’inscrivent les informations de l’agence sur Cuba, a-t-il ajouté.

En ce qui concerne Yunior García, le dramaturge devenu chef d’un groupe censé s’opposer au gouvernement cubain, LaTercerainformación a commenté sa volonté annoncée de descendre seul dans les rues de La Havane face au refus du Conseil administratif de la Vieille Havane à sa demande de marche.

« Il n’a pas voulu le faire car on l’empêchait de quitter sa maison. Le lendemain, d’autres militants d’Archipiélago ont rendu publique sur les médias sociaux que leur chef avait disparu et ont demandé au gouvernement de prouver qu’il était en vie. « Ce que nous ne savions pas avant mercredi, c’est que, alors que ses camarades signalaient sa disparition, Yunior quittait Cuba en avion ».

« Pour où ? Pour le Royaume d’Espagne, pas moins, avec un visa touristique. Le dramaturge a déclaré dans une interview qu’il avait craqué à cause de la pression qu’il subissait. Cependant, selon le journal El País, des sources diplomatiques ont indiqué que, depuis plusieurs jours, des dispositions discrètes avaient été prises pour le voyage de García », ajoute le texte. 

« Après avoir écouté ses déclarations à Madrid, conformément à son scénario, il aurait même semblé crédible s’il n’y avait pas eu les allégations avérées de ses liens avec des organisations financées par les États-Unis, telles que l’USAID, la NED ou la Carnegie Endowment for International Peace, toutes liées à la CIA », indique le rapport.

jcc/gaz/ft

 
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