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La Croix-Rouge s’inquiète pour un prisonnier palestinien en grève de la faim en Israël

Ramallah, 2 janvier (Prensa Latina) Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est déclaré aujourd’hui profondément préoccupé par la santé du prisonnier palestinien Hisham Abu Hawash, en grève de la faim en Israël depuis 139 jours pour protester contre son emprisonnement.

« Tous les efforts doivent être faits pour trouver une solution qui évite des conséquences irréversibles pour la santé de Hawash », a déclaré le CICR dans un communiqué.

Il a souligné que des responsables de l’entité rendent régulièrement visite au prisonnier et surveillent sa santé en permanence.

Tous les détenus doivent être traités avec humanité et dignité, a manifesté le CICR.

Le Premier ministre de l’Autorité nationale palestinienne, Mohammad Shtayyeh, a exhorté hier les autorités israéliennes à libérer Hawash, détenu derrière les barreaux dans le cadre de la politique de détention administrative.

Critiquée par l’ONU et des groupes de défense des droits humains, la dénommée détention administrative est utilisée par Israël pour arrêter des Palestiniens à intervalles de trois à six mois renouvelables sur la base de preuves non divulguées que même l’avocat de l’accusé n’a pas le droit de voir.

Face à cette situation, le Jihad islamique a menacé la veille l’État juif de lourdes représailles en cas de décès de Hawash.

Dans un communiqué publié dans la bande de Gaza et signé par son secrétaire général, Ziyad al-Nakhala, la formation a estimé que sa mort serait considérée comme un meurtre et que la réponse serait immédiate.

« Toutes les options sont ouvertes et sur la table dans le cas où l’occupation (Israël) continuerait à éviter ses responsabilités », a souligné le texte.

Ce samedi, qui a coïncidé avec le début de l’année, quelque 500 Palestiniens emprisonnés dans le cadre de la politique de détention administrative ont commencé à boycotter les tribunaux israéliens pour protester contre leur détention.

Le Club des prisonniers palestiniens a précisé dans un communiqué que les détenus avaient pris cette décision sans précédent contre toutes les procédures judiciaires liées à la détention administrative pour « dénoncer cette farce ».

D’après les données officielles, à la fin du mois de novembre, 4 550 Palestiniens étaient détenus dans des prisons israéliennes, dont 32 femmes et 170 mineurs.

peo/Jha/rob

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