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Une marche exigera au Soudan le départ des militaires du gouvernement

Khartoum, 3 janvier (Prensa Latina) Les Comités de Résistance Umbada du Soudan ont convoqué « la marche du million » pour demain mardi afin d’exiger le départ de l’armée qui contrôle aujourd’hui le gouvernement dans ce pays africain.

Cette convocation fait suite à une protestation qui s’est soldée dimanche dernier par la mort de trois personnes et la démission du Premier ministre Abdallah Hamdok.

La marche aura pour destination finale le Palais Républicain, au centre de cette capitale, et siège de la Présidence, selon le portail d’information Sudan Ajbar.

Au moins cinq actions similaires seront réalisées au cours du mois, selon les organisateurs.

L’Association des professionnels soudanais a exprimé son soutien à cet appel.

« Vous ne marcherez pas seuls (…) Les foules de professionnels et de travailleurs seront avec vous pour marcher jusqu’au palais et jusqu’à la victoire », a indiqué dans un communiqué l’entité, principal protagoniste des mobilisations populaires de ces dernières années dans le pays.

Par ailleurs, le Comité des médecins du Soudan a dénoncé le fait que la veille, au milieu d’une journée de protestation massive, des militaires ont attaqué l’hôpital universitaire de cette capitale.

Ils ont terrorisé le personnel de santé et les patients, a dénoncé l’organisme.

Des policiers et des militaires ont frappé des agents de maintenance et lancé des grenades lacrymogènes à l’intérieur de l’immeuble, a déclaré le Comité.

Par ailleurs, la chaîne panarabe Al Arabiya rapporte que les forces armées sont en état d’alerte après la démission la veille du Premier ministre Hamdok, qui a estimé ne pas pouvoir éviter une catastrophe politique.

Les manifestations contre la présence militaire dans le gouvernement de transition frappent le Soudan depuis fin août dernier.

En novembre dernier, Hamdok a été de nouveau nommé Premier ministre après de nombreuses pressions politiques internes et internationales mais, selon des analystes, sa démission prive maintenant les généraux de leur façade et montre que le coup d’État n’est qu’un retour à la politique militaire dans le pays.

La crise dans ce pays africain remonte notamment à avril 2019 quand le président constitutionnel de l’époque, Omar Hasan Al-Bashir, qui a gouverné pendant trois décennies, a été écarté du pouvoir au milieu de mobilisations massives.

peo/rgh/Ehl

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