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Des cubains résidant en Amérique latine demandent la fermeture de la base navale de Guantanamo

Quito, 16 janvier (Prensa Latina) Le Réseau des Cubains résidant en Amérique latine et dans les Caraïbes a exigé aujourd’hui la fermeture de la base navale nord-américaine de Guantanamo et de sa prison, où les droits de l’Homme sont continuellement violés.

Dans la Déclaration : « Guantanamo, l’autre blocus contre Cuba », les associations de plusieurs pays de la région regroupées au sein de ce Réseau, rappellent comment l’installation, située dans la province homonyme du pays caribéen, a été établie en 1903, sous l’Amendement Platt, qui a permis aux États-Unis d’occuper ce territoire de la partie la plus orientale de Cuba.

À cet égard, ce réseau souligne qu’outre l’occupation illégale, une partie de la base a été transformée en prison depuis 2002, où les droits de l’Homme ont été constamment violés.

« Cela fait 119 ans et ils continuent (les États-Unis) d’occuper illégalement un territoire qui est le nôtre, alors que Cuba a dénoncé pendant des années les préjudices, la cruauté avec lesquels ils ont été provoqués, l’illégalité de l’occupation perpétuelle de notre terre natale et la manière dont les organismes internationaux administrant la justice y restent sourds », souligne le texte.

Il explique également qu’au-delà de ce « poignard planté dans le dos de Cuba », Guantanamo est une terre de beaux paysages et d’une forte identité culturelle où hommes et femmes construisent leur vie, en harmonie avec l’environnement, et se retrouve affectée par cette base militaire en tant que source de pollution.

La déclaration souligne également que 20 ans après sa création, le 11 janvier 2002, la prison de Guantanamo est l’une des plus sombres du monde, où il y existe des violations des droits élémentaires et de la torture.

Dans le même ordre d’idées, ce réseau exhorte le gouvernement de Washington à reprendre le dialogue au sujet de la coexistence (entre les deux pays) et en faveur du respect des normes internationales et de la collaboration sur des questions scientifiques ou environnementales communes, « puisque nous sommes des habitants de la même planète ».

Enfin, les signataires insistent sur le fait que des milliers de Cubains résidant à l’étranger sont opposés à ces pratiques, parce qu’elles portent atteinte au droit international et, dans le cas de Guantanamo, à la souveraineté, à l’indépendance, au bien-être et à la vie des Cubains, car l’enclave militaire est un obstacle au développement local, économique et social des habitants de la province de Guantanamo et de tous les cubains.

« Nous ne comprenons ni les blocus ni les occupations. Nous aimons la paix. Nous voulons la souveraineté et l’indépendance et tant que la base navale existera, il s’agira également d’une forme de blocus et d’un danger pour Cuba et toute notre Amérique », conclut le Réseau.

peo/Jha/scm

 
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