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« L’OTAN devrait se fermer aux nouveaux États membres »

Washington, 17 janvier (Prensa Latina) L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) devrait changer de cap et rejeter publiquement et explicitement les nouveaux membres, selon un article paru aujourd’hui sur le site www.foreignaffairs.com.

Rédigé par Michael Kimmage, professeur d’histoire à l’Université catholique d’Amérique, le rapport traite de l’expansion menaçante de l’alliance vers les frontières de la Russie. 

« Le bloc est aujourd’hui un monstre mou et lâche de 30 pays, englobant l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale, les États baltes et la Turquie », a-t-il noté. 

« Cette OTAN élargie oscille entre l’attaque et la défense, ayant été militairement impliquée en Serbie, en Afghanistan et en Libye. L’énormité de l’alliance et l’obscurité de sa mission risquent de l’impliquer dans une guerre européenne majeure », a-t-il averti.

Dans son évaluation, l’universitaire affirme que l’incorporation de l’Ukraine serait une folie stratégique. 

Le théâtre de l’absurde que constitue l’attachement de l’Occident à la politique de la porte ouverte est en soi insultant pour l’Ukraine (et pour la Géorgie) et finira par susciter de la mauvaise volonté à l’égard de Washington. 

M. Kimmage a fait allusion à la situation actuelle, dans laquelle le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé les États-Unis de répandre une désinformation complète sur la prétendue « provocation » de Moscou d’envahir l’Ukraine. 

Des Ukrainiens autant que des Etasuniens brouillent les pistes et invitent à la distraction en disant des mensonges.

Une alliance, a-t-il dit, « qui ne peut agir dans son propre intérêt et qui s’accroche à des hypothèses réfutées » se minera de l’intérieur. 

Selon lui, la survie de l’OTAN exigeait une réforme et la fin de l’adhésion à l’OTAN  à une approche adaptée aux complexités de la région, à un ordre international dans lequel le modèle occidental ne règne pas et au révisionnisme de la Russie de (Vladimir) Poutine qui est loin de disparaître.

L’universitaire a encouragé à gagner chaque pouce de la diplomatie EU-Union européenne-Russie. « Les chances de succès de celle-ci sont faibles, mais ne pas lui donner une chance serait une erreur impardonnable », a-t-il souligné.

jcc/gaz/lb

 
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