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Demande d’enquête sur l’intérêt du gouvernement brésilien pour l’espionnage domestique

Brasilia, 19 janvier (Prensa Latina) Des députés du Parti Socialisme et Liberté (Psol) ont demandé au ministère public brésilien d’enquêter sur l’intérêt du gouvernement de Jair Bolsonaro pour un programme d’espionnage fabriqué par la société israélienne Darkmatter, rapportent aujourd’hui des médias locaux. 

Ce programme peut être installé sur des dispositifs mobiles et des ordinateurs, permet d’accéder aux informations et de les transmettre, même si l’appareil est éteint, explique le média numérique Brasil247.com.

Selon le média, il serait utilisé dans le contexte des élections générales prévues pour octobre de cette année, en particulier pour suivre et attaquer les opposants politiques les mieux placés dans les sondages.

Selon un article publié dans le quotidien UOL noticias, en novembre dernier, une représentation gouvernementale a assisté à la foire aérospatiale Dubai Show et a rencontré des exposants d’Israël, à qui ils ont manifesté leur intérêt pour ce programme.

Le groupe de représentants, connu sous le nom de « cabinet de la haine », est composé de conseillers qui travaillent sur les réseaux sociaux pour l’exécutif, y compris la gestion de pages de soutien à Bolsonaro qui diffusent de fausses informations et attaquent les rivaux du président.

Du côté brésilien, un spécialiste des questions de renseignement a établi le contact et, selon UOL, il répond de manière officieuse au conseiller municipal de Rio de Janeiro, Carlos Bolsonaro, fils du propre mandataire.

À la demande des députés du Psol s’est jointe celle de la présidente de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense nationale, la sénatrice Kátia Abreu, qui a annoncé qu’elle convoquerait les ministres de la Justice, Anderson Torres, et du Cabinet de Sécurité institutionnelle de la Présidence de la République (GSI), Augusto Heleno, à déclarer à ce sujet.

Les médias locaux ajoutent en outre que ce n’est pas la seule tentative du « cabinet de la haine » d’utiliser un programme d’espionnage.

UOL cite notamment des sources du Bureau de la sécurité institutionnelle et de l’Agence brésilienne de renseignement qui confirment des conversations avec la société basée en Suisse Polus Tech pour obtenir un programme similaire.

L’administration Bolsonaro a des antécédents concernant le désir de mis en place de systèmes d’espionnage, en mai dernier le fils du président a fait part de son souhait d’utiliser le programme Pegasus.

Pegasus, également d’origine israélienne, a récemment fait l’objet d’un scandale international après qu’une enquête journalistique ait révélé une liste d’environ 50 000 numéros de téléphone désignés pour être suivis par la société NSO, fabricant du programme.

Pegasus a été utilisé dans des pays comme le Maroc, l’Arabie saoudite, la Hongrie, l’Inde, le Rwanda, le Mexique et le Bahreïn, entre autres, notamment selon l’organisation de journalisme d’investigation Forbidden Stories.

peo/mem/avs

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