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Le président intérimaire de l’opposition est prêt à trouver un consensus en Haïti

Port-au-Prince, 31 janvier (Prensa Latina) Le président élu de l’opposition haïtienne, Fritz Jean, a déclaré lundi qu’il était prêt à parvenir à un véritable consensus national, mais sans mentionner le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ariel Henry.

Jean, économiste et ancien gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, a insisté sur le fait qu’une transition en douceur nécessite des discussions avec toutes les forces de la nation, et il travaille avec les membres du bureau de négociation de l’Accord de Montana sur ce point.

Jean, également nommé Premier ministre pendant l’administration de Jocelerme Privert (2016), a été élu dimanche par 42 délégués de l’Accord de Montana dans le but de diriger l’éventuel gouvernement de transition de deux ans qui vise à renforcer les institutions de l’État et à résoudre la profonde crise multidimensionnelle que traverse le pays.

M. Jean sera accompagné de l’ancien sénateur Steven Benoit. Celui-ci  fera office de premier ministre, bien que l’on ne sache pas encore quand le nouveau gouvernement sera installé.

Pour sa part, M. Henry n’a pas fait de commentaire sur l’initiative de la société civile rassemblant près d’un millier d’organisations sociopolitiques.Or dans de récents discours, il a exclu la mise en place d’un gouvernement intérimaire le mois prochain et a souligné qu’il n’y a avait aucun moyen constitutionnel d’installer un président.

« Le 7 février ne marque pas la fin du mandat qui a la responsabilité d’organiser des élections libres et démocratiques. Le prochain locataire du Palais national sera un président librement élu par l’ensemble du peuple haïtien », a annoncé le premier ministre le 21 janvier lors d’une conférence internationale des ministres des affaires étrangères organisée par les autorités canadiennes.

À l’approche de la date qui célèbre la chute de la dictature et à laquelle le nouveau président prête habituellement serment, les plateformes d’opposition insistent sur le fait que M. Henry doit démissionner étant donné que son mandat n’a aucune valeur juridique.

jcc/mem/ane

 
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