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La diaspora retire son soutien au président d’opposition d’Haïti

Port-au-Prince, 2 février (Prensa Latina) Les plateformes de la diaspora ont retiré leur soutien à Fritz Jean, l’économiste élu par l’opposition pour diriger un éventuel gouvernement de transition en Haïti, selon une déclaration rendue publique aujourd’hui.

Ces structures avaient nommé Jean comme président intérimaire à l’issue du Sommet de l’Unité Haïtienne qui s’est tenu en Louisiane aux Etats-Unis le 17 janvier, avec la représentation de plusieurs associations de la diaspora.

Deux semaines plus tard et après la ratification de l’économiste par les signataires de l’accord de Montana dimanche, le groupe a rompu avec l’ancien gouverneur de la Banque centrale et a mis en valeur que Jean n’avait pas embrassé son élection pour servir le pays au plus haut niveau de l’État.

Quelques jours plus tôt, les plateformes de la diaspora ont appelé à fusionner l’accord de Montana avec les propositions du gouvernement d’Ariel Henry ayant  également réuni des centaines d’organisations sociopolitiques en vue de trouver une solution à la crise.

Pour les associations, aucun parti ou groupement politique n’a la capacité de résoudre la crise multidimensionnelle du pays.

Bien que l’opposition ait l’intention d’installer le nouvel exécutif lundi prochain, soit le jour du 36e anniversaire de la chute de la dictature et de la fin du mandat du président assassiné Jovenel Moïse, l’actuel Premier ministre Ariel Henry n’a pas encore commenté l’initiative de ses opposants.

Sur son compte Twitter, il a publié un message en refus de la fin de son mandat le 7 février, paru peu après avoir reçu le soutien de la communauté internationale, notamment des administrations des États-Unis, du Canada et de la France.

M. Henry estime que le prochain occupant du Palais national devrait être un président élu lors d’élections transparentes et démocratiques, ce qui est un point de vue repoussé par l’opposition, pour qui le pays a besoin d’une période d’au moins deux ans afin de renforcer les institutions de l’État.

jcc/rgh/ane

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