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Décision de la Cour pénale internationale suite à des plaintes contre Evo Morales

La Paz, 15 février (Prensa Latina) L’ancien président bolivien Evo Morales a qualifié aujourd’hui de « victoire de la vérité sur le mensonge » la détermination de la Cour pénale internationale (CPI) de rejeter une procédure à son encontre pour crimes « contre l’humanité ».

« La @IntlCrimCourt (CPI), la plus haute cour de justice du monde pour juger les génocides et les crimes contre l’humanité, a rejeté les fausses accusations de la droite putschiste qui voulait nous blâmer pour la mort de frères boliviens. C’est une victoire de la vérité sur le mensonge », a écrit l’ancien président sur son compte Twitter.

Morales assure dans un autre tweet que l’enquête conclusive de 69 pages, « réalisée par le procureur Karim A.A. Khan QC, a établi qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre les barrages routiers d’août 2020 et les décès de sœurs et de frères dus à la Covid-19. Un autre mensonge s’écroule ».

Selon le leader du Mouvement vers le socialisme, l’enquête a établi que les protestations populaires ont été provoquées par « le désir d’usurper le pouvoir de la part du gouvernement de facto ».

L’ancien président de Bolivie affirme que, contrairement à ce qui a été faussement dénoncé, les personnes mettant en place les barrages ont cédé la place aux camions transportant de l’oxygène « dont notre peuple avait besoin ».

Sur cette base, Morales a estimé que pour défendre les plus pauvres, nationaliser les ressources naturelles et défendre la souveraineté de la Bolivie, « ils nous persécutent, nous accusent et nous diffament sans preuves afin de nous éliminer politiquement ». 

Il  a ajouté, en référence à la détermination de la CPI : « (…) La vérité est toujours révélée. Avec notre peuple, nous travaillons et marchons libres et dignes ».

Au milieu des protestations contre le gouvernement de facto, en septembre 2020, le procureur de l’époque, José Maria Cabrera, a déposé une plainte auprès de la cour de La Haye contre le président déchu, le secrétaire exécutif de la Centrale ouvrière bolivienne, Juan Carlos Huarachi, et le dirigeant cocalero et aujourd’hui sénateur Leonardo Loza.

Cabrera avait alors informé la presse que l’accusation au nom de l’État contre l’ancien mandataire, à cette époque exilé en Argentine, et ses collaborateurs concernait des actes inhumains commis en encerclant les villes de Bolivie et en bloquant des points routiers.

L’ex-procureur accusait ces personnes d’avoir infligé de grandes souffrances à la population et d’avoir causé la mort d’au moins 40 personnes par privation d’oxygène, arguments finalement écartés par la CPI.

peo/mem/jpm

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