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La Russie montre du doigt à l’ONU l’attitude belligérante de l’Ukraine

Nations unies, 22 février (Prensa Latina) La Russie reste ouverte aujourd’hui à une solution diplomatique pour résoudre le conflit dans le Donbass, mais l’Ukraine poursuit sa rhétorique militaire et ne respecte pas les accords de Minsk, a signalé la représentant de Moscou auprès de l’ONU.

Hier soir, l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vassili Nabenzia, a exposé lors d’une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité, les motifs des récentes décisions du président Vladimir Poutine.

« Kiev n’a pas seulement repris de façon immédiate sa rhétorique militaire et  a continué de bombarder la population civile, mais il a fait tout son possible pour détruire les accords de Minsk, appelant à la cessation des hostilités dans la région du Donbass », a-t-il indiqué.

À cet égard, il a remarqué la nécessité de défendre les régions séparatistes de ce qu’il a qualifié comme « une agression de l’Ukraine ».

D’après Nabenzia ils n’ont pas l’intention de permettre un bain de sang dans le Donbass, territoire au bord d’une confrontation militaire, comme celle produite en 2014 et 2015. 

Il a également ajouté que les pays occidentaux se trouvaient dans un état de panique infondé sur une soi-disant invasion russe de l’Ukraine.

« Poutine a écouté les opinions des membres du Parlement et du Conseil de Sécurité de la Russie et a pris des mesures en conséquence », a avoué l’ambassadeur à propos de la décision du président russe de reconnaître l’indépendance des autoproclamées régions autonomes de Donetsk et Lougansk.

De même, Poutine a annoncé l’envoi de son armée pour maintenir la paix sur ces territoires.

La représentation des États-Unis et ses alliées puissances occidentales ont condamné au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU cette décision  et envisagent la possibilité d’imposer davantage de sanctions à Moscou face aux récents événements.

L’ambassadeur de l’Inde aux Nations unies, T.S. Tirumurti, a montré un grand souci face à l’augmentation de l’escalade et a demandé sa contention.

Par ailleurs, la représentation chinoise a également demandé de résoudre par les voies diplomatiques le conflit dans le Donbass.

La secrétaire générale adjointe des Nations unies pour les affaires politiques, Rosemary DiCarlo, a considéré que « les prochaines heures et jours seront critiques, car il est impératif d’éviter à tout prix le risque d’un conflit majeur ».

DiCarlo a désapprouvé la décision de Moscou de reconnaître l’indépendance de Donetsk et Lougansk et le déploiement des troupes russes dans cette région.

Après avoir reconnu Poutine l’indépendance des autoproclamées régions autonomes de Donetsk et Lougansk, l’Ukraine a demandé lundi une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité, requête soutenue par la France en tant que membre permanent de cette instance. 

D’après certaines sources diplomatiques, les pays alliés des États-Unis (notamment le Royaume-Uni, la France, l’Irlande, la Suède et l’Albanie) n’ont jusqu’à présent pas réussi à faire rejoindre d’autres pays non européens au sein du Conseil de Sécurité à adopter la même posture face à la Russie.

jcc/ssa/jha/ifb

 
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