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Les protestations des prisonniers palestiniens se poursuivent

Ramallah, 4 mars (Prensa Latina) Les prisonniers palestiniens au sein des prisons israéliennes ont décidé de poursuivre une protestation massive contre le refus des autorités de Tel Aviv de mettre fin aux mesures punitives prises à leur encontre, a annoncé aujourd’hui une ONG.

Le Club des prisonniers palestiniens a communiqué que des représentants des détenus et de l’administration pénitentiaire israélienne (IPS) ont tenu une réunion jeudi pour discuter de la question.

Bien que l’IPS ait accepté de supprimer certaines mesures contre les prisonniers, il en a maintenu d’autres, ce qui a été jugé insuffisant par les prisonniers, selon le coomuniqué.

Les prisonniers ont dit poursuivre leur stratégie de désobéissance et de rébellion contre les lois pénitentiaires jusqu’à ce que leurs demandes soient acceptées.

Dans ce sens, ils ont annoncé une grève de la faim le 25 mars s’il n’y a pas de solution à cette date.

Le Club a noté que la soi-disant stratégie a été adoptée par des dirigeants palestiniens en représentation de toutes les factions palestiniennes dans les prisons.

 

La tension dans ces établissements est montée d’un cran depuis septembre 2021, à la suite de l’évasion de six Palestiniens de la prison de haute sécurité de Gilboa dans le nord du pays.

Bien qu’ils aient été arrêtés à l’issue d’une vaste chasse à l’homme, les autorités de Tel Aviv ont mis en œuvre de nombreuses mesures punitives à l’encontre des détenus restants, comme l’interdiction des visites et la réduction du temps de promenade, ce qui a entraîné des affrontements et des grèves.

Après des semaines d’affrontements, des accords ont été conclus entre les parties, mais la décision de l’IPS de les renier a entraîné une nouvelle vague de protestations, notamment le refus de se lever à l’appel du matin, de sortir dans la cour et le retour des repas.

Dans le cadre de ces actions, quelque 500 détenus boycottent les tribunaux militaires israéliens depuis le 1er janvier pour protester contre leur détention dans le cadre de la politique controversée de détention administrative.

Déplorée par les Nations unies et les groupes de défense des droits de l’homme, la détention dite administrative est utilisée par Israël pour arrêter des Palestiniens pour des périodes renouvelables allant généralement de trois à six mois, sur la base de preuves non divulguées que même l’avocat du défendeur n’a pas l’autorité de voir.

La question des prisonniers est sensible dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. En effet, selon des sources officielles, 40 % des hommes vivant dans les territoires occupés ont été détenus par les troupes de Tel-Aviv à un moment de leur vie.

jcc/oda/rob

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