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Libération de citoyens étasuniens détenus au Venezuela

Caracas, 9 mars (Prensa Latina) Le gouvernement vénézuélien a libéré pour des raisons humanitaires deux citoyens étasuniens détenus dans le pays sud-américain, dans le cadre des récents entretiens entre de hauts fonctionnaires de la Maison Blanche et le président Nicolás Maduro. 

L’information qui circule ce mercredi, a été rendue publique par le biais du compte de la journaliste de la chaîne Telesur Madelein Garcia, qui a cité des sources officielles et, selon les rapports fournis, se trouve parmi les deux détenus Gustavo Adolfo Cárdenas, un ancien dirigeant de Petroleum Corporation (Citgo), succursale de Petróleos de Venezuela (Pdvsa, entreprises d’État des pétroles du Venezuela) aux États-Unis.

L’autre personne libérée est José Alberto Fernández, un cubano-américain arrêté en février dernier à la frontière avec la Colombie.

Lundi dernier, Maduro a confirmé l’établissement de contacts avec Washington pour développer un agenda positif dans le domaine du respect et de la reconnaissance mutuelle.

Lors d’une réunion avec le Conseil des vice-présidents et le haut commandement politico-militaire de la nation, il a rendu compte d’une rencontre tenue samedi dernier avec une délégation officielle nord-américaine.

Par ailleurs, le secrétaire exécutif de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP), Sacha Llorenti, a déclaré aujourd’hui qu’il est une fois de plus prouvé que les agressions des États-Unis contre le Venezuela ont comme seul intérêt le pétrole de la nation sud-américaine.

Sur son compte du réseau social Twitter, le haut représentant de l’ALBA-TCP a en outre souligné la victoire de la Révolution bolivarienne, conduite par le président Nicolás Maduro, comme un triomphe de la démocratie authentique et de la souveraineté nationale.

Les déclarations de Llorenti font suite à cette réunion entre les représentants de la Maison Blanche et le chef d’État vénézuélien pour, entre autres, négocier les mesures contre l’industrie pétrolière en raison de la hausse des prix due au conflit en Ukraine.

Le Venezuela a rompu ses relations diplomatiques avec les États-Unis en janvier 2019, en raison du soutien de l’administration Donald Trump (2017-2021) au député Juan Guaidó, qui s’était alors autoproclamé président en charge de la nation sud-américaine.

Cette action, perçue à Caracas comme une tentative de coup d’État continu, a ouvert la porte à la recrudescence du blocus économique, commercial et financier imposé par Washington au Venezuela, ainsi qu’à la spoliation de milliards de dollars d’avoirs du pays à l’étranger.

Le 7 mars dernier, Maduro a confirmé l’établissement de contacts avec le gouvernement des États-Unis afin de développer un programme positif dans le domaine du respect et de la reconnaissance mutuelle.

D’autre part, certains estiment que le président nord-américain Joe Biden cherche aujourd’hui des marchés alternatifs après avoir décrété l’interdiction de l’importation de pétrole russe et l’impact de cette décision sur la hausse des prix du carburant dans cette nation américaine.

Cependant, la tâche est un peu difficile pour le mandataire démocrate, qui n’a pas encore présenté de stratégie concrète pour éviter que sa décision n’affecte les portefeuilles des nord-américains.

Pour le moment, les dirigeants de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont refusé les contacts de la Maison Blanche pour discuter de la question, a rapporté le quotidien The Wall Street Journal.

L’administration nord-américaine a elle-même annoncé négocier avec le Venezuela des questions de « sécurité énergétique », et le président Nicolas Maduro a fait part de sa disponibilité à vendre du pétrole aux États-Unis « pour la stabilité du monde », bien que Washington ait prolongé le décret qui considère le pays sud-américain comme une menace pour la sécurité nationale et la diplomatie nord-américaines.

Selon Biden, les mesures punitives prises contre le secteur énergétique russe auraient pour but de « porter un autre coup dur » au président Vladimir Poutine pour son opération militaire spéciale en Ukraine, mais elles pourraient avoir un effet boomerang sur l’occupant du Bureau ovale.

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