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Les États-Unis maintiennent des limitations sur les liaisons aériennes avec Cuba

La Havane, 10 mars (Prensa Latina) Deux ans après que les États-Unis ont limité les vols charter publics en provenance de ce pays exclusivement à l’aéroport havanais, les familles cubaines se sont vues touches de plus en plus par la mesure punitive. 

La limitation concernée est entrée en vigueur le 10 mars 2020, pareille à celle adoptée par l’administration du président Donald Trump en octobre 2019, interdisant les vols commerciaux vers les villes du territoire cubain, à l’exception de La Havane.

Dès son entrée en vigueur, le Premier ministre cubain Manuel Marrero l’a qualifié de nouvelle étape dans l’isolement des familles cubaines des deux côtés et de sanction directe de l’empire acharné à étouffer l’économie cubaine. L’obsession de couper le flux de transport entre les deux pays a pris un nouveau chapitre avec l’annonce en août 2020 de la suspension des vols charters privés vers tous les aéroports de Cuba, y compris La Havane.

Auparavant, Trump avait révoqué les autorisations aux entreprises étasuniennes d’affréter des avions aux compagnies aériennes du gouvernement cubain Il a de même suspendu les croisières et les voyages de groupes éducatifs.

L’augmentation des tarifs et des coûts de transport est l’un des premiers effets de cette mesure qui limite en surplus la mobilité des personnes souffrant de handicaps physiques, des personnes âgées et des enfants qui, s’ils vivent en dehors de La Havane, doivent parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre leur destination finale.

Les limitations imposées au transport aérien par la pandémie de Covid-19 ont touché plus profondément sur les liaisons entre les États-Unis et Cuba, ce qui s’est traduit essentiellement par une montée du prix des billets et une plus grande réduction du nombre de vols.

Néanmoins, les arguments avancés par les autorités nord-américaines pour justifier leurs actions sont allés jusqu’à prétendre qu’elles agissaient en soutien au peuple cubain.

Avec près de deux millions de résidents et à quelque 180 kilomètres de distance, les États-Unis sont l’un des principaux centres de la diaspora cubaine. Toutefois, le flux normal de voyageurs entre les deux pays a été artificiellement interrompu à plusieurs reprises pour des raisons politiques.

Cela explique pourquoi en décembre 2015, au cours du processus de normalisation des liens, un accord a été signé pour rétablir des vols directs réguliers, ce qui a servi à encourager les voyages des citoyens étasuniens sur l’île.

Le gouvernement cubain a rappelé  à plusieurs reprises sa volonté de maintenir une relation constructive avec ses ressortissants vivant à l’étranger. Cependant, dans le cas des États-Unis, les relations familiales sont utilisées à des fins électorales.

Outre la restriction des voyages, les services consulaires de l’ambassade de Washington à Cuba ont été fermés à La Havane sous des prétextes de sécurité infondés. Bien que la réouverture progressive de ces services ait été annoncée récemment, aucune date n’a encore été fixée et ils seront assurés sur une base très limitée. 

Pour cette raison, la majorité des Cubains devront toujours se rendre dans un pays tiers pour mettre en œuvre leurs démarches consulaires accompagnées de l’augmentation des coûts économiques qui en découle.

Washington ne respecte pas non plus les accords migratoires de 1984 et 1994, qui prévoient l’octroi de 20 000 visas par an.

jcc/jf/jfs

 
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