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L’Allemagne et le Mexique dans le langage universel de l’art graphique

Madrid, 22 mars (Prensa Latina) L’art graphique et son rôle comme moyen de revendication sociale au cours de la première moitié du 20e siècle en Allemagne et au Mexique est le sujet d’une exposition ouverte aujourd’hui à Madrid.

De Posada à Isotype, de Kollwitz à Catlett, est en quelque sorte un hommage aux figures d’une technique qui n’a pas joui d’une place prépondérante dans l’histoire de l’art, bien qu’elle ait joué à de nombreuses reprises un rôle important dans les questions politiques et sociales.

Le fil conducteur de l’exposition, installée au Museo Nacional Reina Sofía de Mexico, repose sur le travail du Mexicain José Guadalupe Posada (1852-1913) et de l’Allemand Kaethe Kollwitz (1867-1945), dans une sorte de confrontation entre deux visions.

Posada était plus incisif dans ses dénonciations et critiques sociales et implicitement politiques, tandis que Kollwitz était plus réfléchi et expositif. Au final, tous deux ont eu une grande influence sur les artistes graphiques au Mexique, aux États-Unis, en Chine et dans la défunte Union soviétique.

Elle a par ailleurs créé un champ récurrent dans d’autres pays d’Amérique latine, notamment au Pérou, en Colombie et au Brésil, ont précisé les commissaires de l’exposition, l’allemand Benjamin Buchloh et la nord-américaine Michelle Harewood.

L’image graphique est devenue un langage universel dans différents contextes.

On y trouve plus de 450 œuvres réalisées via maintes techniques (gravure sur bois, pointe sèche, linoléum, lithographie, entre autres), qui recherchent un sens du populaire et de l’avant-garde, dans un contexte marqué par l’exil, la diaspora au milieu du fascisme et la guerre.

Beaucoup d’entre elles proviennent d’importantes collections privées et d’institutions telles que le Metropolitan Museum of Art et le MoMA de New York, l’Art Institute of Chicago, la Library of Congress de Washington, le Centre Pompidou de Paris et le Kunstmuseum de La Haye, explique Manuel Borja-Villel, directeur du Reina Sofía.

L’exposition se compose de neuf salles divisées en quatre sections principales. On commence par les deux grandes figures de la gravure de la fin du 19e et du début du 20e siècle, devenues une référence.

La première section commence par les deux grandes figures de la gravure de la fin du XIXe et du début du XXe siècle qui sont devenues des références incontournables dans le développement ultérieur de l’art graphique, Posada, considéré par le commissaire Buchloh comme un simili d’Andy Warhol en son temps, et Kollwitz.

Le deuxième espace est consacré à l’expressionnisme et notamment à la production graphique d’artistes teutons tels que Max Beckmann, Otto Dix et George Grosz après la Première Guerre mondiale.

La troisième partie, la plus importante de toutes, traite du travail du Taller de Gráfica Popular (TGP) au Mexique, un collectif fondé en 1937 auquel participait un groupe varié d’artistes de différents pays, parmi lesquels le Mexicain Leopoldo Méndez, le Suisse Hannes Meyer et l’étasunienne Elizabeth Catlett.

jcc/mem/ft

 
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