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La Russie rejette les insinuations d’ingérence dans les élections en Colombie

Bogotá, 29 mars (Prensa Latina) L’ambassade de Russie en Colombie a catégoriquement rejeté hier les insinuations et les calomnies sur la prétendue ingérence de Moscou dans les élections de cette nation sud-américaine. 

Par un communiqué, la légation du pays eurasiatique a exprimé sa perplexité et sa déception face à certaines «informations» publiées dans plusieurs médias colombiens le 27 mars dernier au sujet d’une prétendue ingérence russe dans le processus politique colombien. 

«La façon de convaincre le lecteur de l’existence de liens présumés entre la Russie et les troubles en Colombie, avec un fantastique cocktail de toutes sortes de choses (…) semble être un exemple typique de fake news, lorsqu’ils tentent d’argumenter la conclusion qui leur ait nécessaire et prédéterminée avec des choses maladroites et incohérentes», souligne le communiqué. 

Ces types de fabrications et «fuites dans la presse» témoignent du désir de certains médias de faire chœur avec la tendance occidentale actuelle caractérisée par un très haut degré de russophobie et une fureur aveugle envers tout ce qui est lié à la Russie, manifeste la légation eurasienne.

Elle a réitéré que Moscou n’avait pas tenté et n’avait pas l’intention de s’immiscer dans la vie interne de la Colombie, et que sa position était tout le contraire de ce qui avait été exposé par les médias locaux.

«Nous respectons pleinement le droit du peuple colombien de choisir son propre avenir, nous souhaitons que la paix règne dans ce pays ami et que la nation colombienne se développe de manière réussie et durable», a souligné le texte.

Ce dimanche, RCN a diffusé une nouvelle selon laquelle des citoyens russes sont arrivés en Colombie pour faire entrer de l’argent en provenance du pays eurasien par le biais d’une nouvelle modalité connue sous le nom de «schtroumpf» (petits montants sur des comptes bancaires «loués»).

Le média a assuré que les autorités colombiennes ont la certitude que derrière cette méthode pour déposer de l’argent en Colombie, en évitant leur traçage, il y a une structure qui cherche à financer des groupes qui prétendent déstabiliser l’ordre public et interférer dans les prochaines élections du 29 mai.

Ces accusations ont lieu dans le contexte du processus électoral dans ce pays où les forces alternatives, progressistes et de gauche ont remporté un triomphe historique lors des élections du 13 mars dernier pour renouveler le Congrès bicaméral.

Regroupées dans le Pacte Historique, elles visent également la victoire aux élections présidentielles du 29 mai grâce à la formule composée de Gustavo Petro, candidat à la présidence, et de Francia Márquez, vice-présidente.

Lors du dépouillement des votes des législatives, des secteurs de droite dirigés par l’ancien président Álvaro Uribe n’ont pas accepté leur défaite et ont exigé un recomptage des voix, ce qui n’a pas été accepté par les autorités compétentes.

peo/Jha/otf

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