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« Cuba : la jeunesse, aujourd’hui comme hier »

La Havane, 4 avril (Prensa Latina) L’Union des jeunes communistes (UJC) de Cuba fête aujourd’hui son 60e anniversaire qui résume une longue liste de victoires mais aussi d’innombrables défis, dans lesquels, hier comme aujourd’hui, les jeunes jouent un rôle essentiel.

Il s’agit de  jeunes, dont les principaux dirigeants de la Révolution menée par Fidel Castro, sont ceux qui ont renversé la tyrannie de Fulgencio Batista (1952-1958).

Plus jeunes encore étaient la plupart de ceux qui ont pris part à la gigantesque campagne d’alphabétisation lancée en 1960, ou qui – défendant déjà le socialisme – ont vaincu à Playa Girón (Baie des Cochons) en avril 1961 l’invasion mercenaire. Cette dernière, comptant sur le soutien direct des États-Unis, tentait de liquider la Révolution triomphante.

De même, ceux qui ont affronté la subversion dans la longue et moins connue campagne contre les bandes contre-révolutionnaires qui ont terrorisé les habitants des montagnes de la Sierra del Escambray, dans le centre du pays, pendant plusieurs années.

Cette génération est celle qui a fondé l’UJC en 4 avril 1962 – un an plus tôt. A la même date, l’Organisation des Pionniers José Martí avait été créée – ayant pour antécédent l’Association des Jeunes Rebelles (AJR) née en janvier 1960, qui au cours de sa brève existence, a contribué à unifier le mouvement de jeunesse de l’île.

 A cette liste viennent s’ajouter d’autres entreprises dans lesquelles les nouvelles générations s’avèrent  une force fondamentale, dont certaines à connotation mondiale, comme le soutien à la lutte armée contre le colonialisme et l’apartheid dans les pays africains, et d’autres moins épiques, comme la lutte pour faire avancer l’économie du pays qui nécessitait une grande dose de ce que beaucoup appelaient « l’héroïsme du quotidien ».

C’est un héroïsme mis à l’épreuve dans les dures années 1990, lorsque l’effondrement du socialisme en Europe a plongé l’île dans une crise économique calamiteuse et a ébranlé les convictions politiques de beaucoup et dont, contre toute attente, Cuba est sortie indemne.

Forte de toutes ces expériences, l’UJC célèbre aujourd’hui son 60e anniversaire.  Sa volonté : continuer à être un point de référence pour une grande partie de la jeunesse de l’île, même si à bien des égards le pays et le monde sont différents.

Pour autant, si l’éducation et la santé gratuites, l’emploi sûr et l’égalité des droits étaient des conquêtes des grands-parents, les jeunes d’aujourd’hui les considèrent comme faisant partie de leur ADN, et logiquement leurs aspirations- axées sur l’épanouissement personnel à l’origine du  bien-être matériel,- diffèrent.

Et précisément, faire de Cuba un pays prospère et durable reste la grande affaire inachevée.

Or d’autres questions occupent et inquiètent de plus en plus les jeunes, à savoir, le changement climatique et l’épuisement des ressources de la planète qui rendent l’avenir imprévisible, ou les avancées technologiques de toutes sortes responsables de transformer les habitudes et les pratiques, notamment dans le domaine des communications, pour ne citer que deux exemples.

À cet égard, lors d’un congrès universitaire international sur les enfants et les jeunes qui s’est tenu la semaine dernière à La Havane, la première secrétaire de l’UJC, Aylín Álvarez, a été catégorique.

Elle a déclaré qu’il était « vital pour l’organisation de prendre le pouls de l’époque et de s’adapter à sa dynamique afin de maintenir son pouvoir de rassemblement et son efficacité mobilisatrice et d’éviter d’être distancée par le temps et déconnectée des nouvelles générations ».

Cela semble être décisif pour renforcer son influence au sein d’un secteur de la population qui, en tant que futur du pays, y compris la direction politique, est au cœur de l’attention des ennemis du modèle social cubain.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’un facteur externe qui a marqué la vie de générations de Cubains, le blocus nord-américain, qui ne disparaîtra pas mais se renforce de plus en plus, cherche, à travers le désespoir causé par les pénuries matérielles, à contraindre la population à renverser le gouvernement.

Il ne fait aucun doute que la création d’une sorte d’antidote idéologique à cette politique, ainsi que le développement du pays malgré le blocus, sont les grands défis auxquels Cuba est confronté aujourd’hui, et où le rôle des jeunes en tant que participants et porteurs de nouvelles idées et de leadership est crucial.

jcc/jf/rc

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