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Écarter la Russie du Conseil des Droits de l’Homme pourrait créer un précédent

Nations Unies, 5 avril (Prensa Latina) Le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a exprimé hier son inquiétude quant au précédent qui pourrait résulter d’une éventuelle expulsion de la Russie du Conseil des Droits de l’Homme, comme prétendent mettre en œuvre les États-Unis.

Mais ce genre de question reste entre les mains des États membres et nous les laisserons décider, a précisé le porte-parole lors de l’habituel contact quotidien avec la presse accréditée auprès des Nations Unies.

Ce lundi, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient demander l’expulsion de Moscou de l’organe international pour les droits de l’Homme en utilisant comme prétexte les prétendus crimes de guerre commis par les troupes russes en Ukraine.

Pour sa part, la porte-parole du président de l’Assemblée Générale de l’ONU, Paulina Kubiak, a précisé qu’elle n’avait pas encore reçu de demande de Washington pour retirer la Russie du Conseil des Droits de l’Homme. 

Auparavant, la représentante des États-Unis auprès de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a déclaré qu’elle ferait pression pour suspendre la Russie de cette instance basée à Genève, en Suisse.

À plusieurs reprises, Washington a été au centre de la polémique au sein de cet organe de l’ONU pour les violations des droits de l’Homme confirmées sur le propre territoire nord-américain, y compris par des entités gouvernementales.

Pendant l’administration de Donald Trump (janvier 2017-janvier 2021), les États-Unis ont demandé à quitter le Conseil des Droits de l’Homme en invoquant une partialité et un « parti pris chronique » contre Israël.

L’annonce avait été faite juste après que le Conseil ait vivement critiqué la Maison Blanche pour sa politique de séparation des enfants migrants de leurs parents.

Lorsque Joe Biden est arrivé au pouvoir, Washington est revenu au Conseil des Droits de l’Homme en février 2021.

Comme le secrétaire d’État nord-américain Antony Blinken l’a déclaré à cette occasion, pour défendre les droits de l’Homme, il faut commencer chez soi, puis il a reconnu les grands problèmes de son pays dans ce domaine.

peo/car/ifb 

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