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La justice britannique laisse le destin d’Assange aux mains du gouvernement

Londres, 21 avril (Prensa Latina) La justice britannique a ordonné aujourd’hui l’extradition vers les États-Unis de Julian Assange, mais a laissé la décision finale sur l’avenir du fondateur de WikiLeaks aux mains de la ministre de l’Intérieur, Priti Patel.

J’ai l’obligation de transmettre votre cas au secrétariat d’État, a communiqué à Assange la juge de la Cour des Magistrats de Westminster lors de l’audience d’hier devant le tribunal londonien.

Le 14 mars dernier, la Cour suprême du Royaume-Uni a refusé au journaliste australien l’autorisation de faire appel d’une décision de la Haute Cour de Londres qui a ouvert la porte à son extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour les 17 chefs d’accusation d’espionnage qui lui sont imputés.

La défense d’Assange aura maintenant jusqu’au 18 mai pour faire appel d’une éventuelle décision de Patel favorable à l’extradition.

J’espère que Mme Patel s’y opposera parce qu’il s’agit d’un cas très important de liberté de la presse dans le monde entier, a assuré à Prensa Latina l’ancien chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn.

Le vétéran politique, qui s’est joint au groupe de personnes qui se sont rassemblées à l’extérieur de la cour pour exiger la libération du fondateur de WikiLeaks, a rappelé que les États-Unis veulent le juger pour avoir exposé les crimes de guerre commis par des militaires nord-américains en Irak et en Afghanistan.

Exercer le journalisme n’est pas un crime, a rappelé Corbyn, après avoir appelé à renforcer la solidarité internationale avec le cyber-activiste, qui est enfermé dans une prison londonienne depuis que le gouvernement de l’Équateur lui a retiré en 2019 l’asile politique accordé sept ans auparavant et a permis à la police britannique de l’arrêter à l’intérieur de son ambassade dans cette capitale.

L’épouse de l’Assange, Stella Moris, a quant à elle affirmé que Patel et le Premier ministre Boris Johnson pouvaient mettre fin au calvaire de son compagnon et ordonner sa libération en vertu de l’article 4 du traité entre le Royaume-Uni et les États-Unis interdisant l’extradition pour des raisons politiques.

peo/jcm/nm 

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