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La Russie se dit prête à soutenir l’exportation de céréales ukrainiennes

Moscou, 11 juin (Prensa Latina) La Russie est prête à discuter avec Kiev de l’exportation de céréales ukrainiennes avec la médiation des Nations Unies, a déclaré cette semaine à Ankara le ministre des Affaires étrangères de ce pays, Sergueï Lavrov.

Lors d’une conférence de presse à la suite des entretiens officiels avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, le ministre russe a assuré que Moscou ne profiterait pas du déminage des ports ukrainiens à des fins militaires.

Nous garantissons que si l’Ukraine arrive à déminer et autorise le départ des navires de ses ports, nous ne profiterons pas de cette situation dans l’intérêt de l’opération militaire russe, a-t-il déclaré.

Il a souligné que ces assurances émanaient du président russe Vladimir Poutine et que Moscou était prêt à les formaliser d’une manière ou d’une autre.

Cavusoglu, quant à lui, a jugé réaliste l’idée de créer un mécanisme sûr pour les exportations de céréales des ports ukrainiens avec la participation de la Russie, de l’Ukraine, de la Turquie et de l’ONU.

À cet égard, Lavrov a confirmé que son pays était prêt, en coordination avec Ankara, à créer des conditions de sécurité permettant aux navires de quitter les ports ukrainiens, mais a précisé que Kiev avait manifesté son refus de déminer ses eaux territoriales.

Il a fait remarquer que si la partie ukrainienne était prête à assurer le transit, son pays espérait que le problème soit résolu.

Selon lui, la médiation de l’ONU n’apporterait qu’un peu de symbolisme, car pour résoudre le problème, il suffirait que les Ukrainiens laissent sortir les bateaux de leurs ports.

Le chef de la diplomatie russe en a profité pour préciser que la situation concernant les céréales ukrainiennes, que l’Occident et Kiev tentent de transformer en « catastrophe mondiale », n’est pas responsable de la crise alimentaire mondiale.

Il a estimé que la part des céréales ukrainiennes représente moins de 1 % de la production mondiale de blé et d’autres céréales.

Interrogé sur la possibilité d’une rencontre entre les présidents russe et ukrainien, le ministre a réitéré que cette rencontre n’aurait lieu qu’après la reprise du processus de négociation entre Moscou et Kiev, qui est dans l’impasse.

 » Zelensky veut une réunion pour le simple fait de se rencontrer, il change d’avis comme de chemise », a-t-il déclaré au sujet du président ukrainien.

À cet égard, il a souligné que la reprise des négociations entre les deux parties dépend de Kiev qui, selon lui, n’a pas encore répondu à la version d’accord présentée par Moscou à la mi-avril.  » La balle était du côté des Ukrainiens pendant près de deux mois », a-t-il déclaré.

Pendant ce temps, le chef du bureau du président ukrainien, Mikhaïl Podoliak, a rapporté la veille que le pays perd de 100 à 200 militaires par jour.

peo/car/mml 

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