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Les États-Unis s’abstiennent d’accepter Cuba comme pays indépendant

Paris, 1 juillet (Prensa Latina) Les Etats-Unis n’ont toujours pas digéré la réalité de Cuba comme pays indépendant et lui imposent un conflit, où ils figurent en qualité d’agresseurs, a manifesté vendredi l’universitaire et essayiste français Salim Lamrani.

Interrogé sur la possibilité d’une relation constructive entre les deux pays, le spécialiste du conflit Washington-Havane a déclaré à Prensa Latina que les États-Unis s’acharnaient d’accepter des liens d’égal à égal avec l’île cubaine.

« Cuba a toujours exprimé sa volonté de construire des relations civilisées et pacifiques, fondées sur l’égalité souveraine, la réciprocité et la non-ingérence dans les affaires intérieures ».

Les deux gouvernements ont entamé la voie du rapprochement en décembre 2014, engagée par les présidents du moment Barack Obama et Raúl Castro; c’était un processus qui a amorcé la reprise des liens diplomatiques, la signature d’une vingtaine d’accords mutuellement bénéfiques et l’échange de critères au plus haut niveau. Cependant, Donald Trump a freiné le prétendu « dégel » en 2017.

Avec Trump hors de la Maison Blanche, l’arrivée de Joseph Biden dans le bureau ovale, vice-président nord-américain pendant l’administration Obama, redonnait  un espoir de rapprochement soutenu par ses promesses de campagne.

Pour Lamrani, la politique du président Biden à l’égard de la nation antillaise est au mieux décevante.

Pendant sa campagne électorale, le président a promis de lever les sanctions draconiennes imposées par Trump – pas moins de 240 – et il n’a pas tenu parole, a répliqué l’universitaire français, qui a jugé positives les récentes annonces de Washington visant à assouplir les restrictions, sauf que dans la pratique le blocus contre Cuba s’y applique toujours.

« La colonne vertébrale des sanctions économiques reste toujours sur pied et s’impose comme le principal obstacle au développement de l’île. Elle entrave la vie de tous les Cubains et leur inflige des souffrances arbitraires », a déploré d’ailleurs le professeur d’université.

Selon Lamrani, il existe un conflit asymétrique entre les États-Unis et Cuba, dans lequel les premiers sont les agresseurs et les seconds les victimes.

« Ce sont les États-Unis qui imposent des sanctions économiques unilatérales à Cuba. Ce sont les États-Unis qui occupent par la force une partie du territoire souverain de Cuba. Ce sont les États-Unis qui encouragent publiquement un changement de régime sur l’île, ce qui va à l’encontre des normes les plus élémentaires du droit international public ».

jcc/rgh/wmr

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