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La ville étasunienne de New Haven demande la levée du blocus contre Cuba

Washington, 6 juillet (Prensa Latina) Le conseil municipal de la ville américaine de New Haven (Connecticut) a approuvé mecredi une résolution demandant au président Joe Biden et au Congrès de mettre fin au blocus contre Cuba et de normaliser les relations avec l’île.

Le document, présenté par les conseillers Darryl Brackeen, Sarah Miller et Alex Guzhnay, demande à Washington de lever les restrictions sur le commerce et les voyages entre les deux pays et de travailler à la reprise de relations diplomatiques et consulaires complètes.

La fin des mesures coercitives à l’encontre de Cuba accorderait aux entreprises de New Haven une étroite collaboration auprès des institutions de biotechnologie et de recherche médicale du pays caribéen pour le développement de médicaments, d’essais cliniques, de génétique et de dispositifs, indique la résolution.

Le texte avertit que le blocus contribue largement aux pénuries de nourriture, de carburant et de fournitures médicales sur le territoire cubain.

La résolution de New Haven rejoint les appels d’autres villes nord-américaines, à savoir Hartford et Boston. Ces dernières demandent également la levée des sanctions contre le grand pays des Antilles.

Pour José Oro, vice-président du groupe No Embargo Cuba Movement (NEMO), cet appel est un signal important envoyé à Biden par la base électorale du parti démocrate, qui exige un rôle plus actif à l’égard de Cuba.

« Le peuple des États-Unis – et bien plus de personnes que la droite de Miami ne peut en rassembler – est contre le blocus, et les démocrates doivent en tenir compte lors des élections de mi-mandat en novembre », a manifesté M. Oro.

Bien que l’administration Biden se soit engagée à inverser la politique cubaine de son prédécesseur Donald Trump (2017-2021), elle maintient en pratique la même stratégie que l’ancien dirigeant, avec certaines mesures qualifiées de timides.

En mai dernier, le gouvernement des Etats-Unis a annoncé l’élimination des limites sur les transferts de fonds, le retour des voyages de groupe dits de peuple à peuple et le programme de réunification familiale, tous suspendus par Trump.

Ils ont également parlé de multiplier les services consulaires de leur ambassade à La Havane, et les vols réguliers et charters vers les provinces cubaines ont été rétablis.

Pour La Havane, ces règlements assortis d’assouplissements supposés ne sont pas le signe d’un changement radical de politique à l’égard de Cuba.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a souligné que le blocus économique et les aspects les plus agressifs des plus de 200 mesures adoptées par le précédent président républicain restent en vigueur.

jcc/mgt/avr

 
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