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Abbas demande à Biden de tenir ses promesses et de relancer le dialogue

Ramallah, 15 juillet (Prensa Latina) Le président Mahmoud Abbas a affirmé aujourd’hui que la création d’un État palestinien est la clé de la paix régionale et a exhorté son homologue nord-américain, Joe Biden, à tenir ses promesses électorales sur cette question.

« Après 74 ans de déplacement et d’occupation, ne serait-il pas temps que cette occupation prenne fin ? », a demandé Abbas lors d’une conférence de presse conjointe tenue dans la ville de Bethléem, en Cisjordanie.

Il a réaffirmé les droits légitimes de son peuple à avoir un pays indépendant ayant sa capitale à Jérusalem-Est, une zone contrôlée par Israël depuis plus de cinq décennies.

« Deux États le long des lignes de 1967, avec des échanges de territoires convenus mutuellement, restent le meilleur moyen d’atteindre la même mesure de sécurité, de prospérité, de liberté et de démocratie pour les Palestiniens et les Israéliens », a-t-il souligné.

Il a également appelé à une solution juste au problème des réfugiés palestiniens sur la base des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Abbas a mis l’accent sur l’importance de rétablir les bases afin d’impulser un nouveau processus de paix, bien qu’il y a quelques jours, le conseiller à la Sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, ait déclaré que cette question ne figurait pas à l’ordre du jour de Biden.

Abbas a par ailleurs rappelé les promesses du président nord-américain de rouvrir le consulat états-unien à Jérusalem, fermé par son prédécesseur Donald Trump, et de retirer l’Organisation de libération de la Palestine d’une liste de groupes terroristes élaborée par le Département d’État.

Washington doit collaborer pour mettre fin à l’occupation de nos territoires par Israël et à ses actes de discrimination raciale, a-t-il manifesté.

À cet égard, il a dénoncé le récent assassinat par des soldats israéliens de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh et a demandé justice pour ce crime.

Pour sa part, Biden a répété la même thèse qu’il y a deux jours à son arrivée en Israël, lorsqu’il a défendu la solution des deux États comme la meilleure façon de mettre fin au conflit, bien qu’il ait souligné qu’elle n’est pas envisageable dans un futur proche.

« En tant que président des États-Unis, mon engagement envers l’objectif d’une solution à deux États n’a pas changé », a déclaré le président, notant que « le terrain n’est pas mûr à ce jour pour relancer les négociations ».

Même s’il a évoqué les souffrances du peuple palestinien, il a évité de condamner la politique de Tel Aviv et tout en annonçant une aide de 300 millions de dollars aux Palestiniens.

Après sa rencontre avec Abbas, Biden est retourné en Israël, d’où il est parti pour l’Arabie Saoudite afin de participer à un sommet du Conseil de Coopération du Golfe, auquel sont également invités les dirigeants de la Jordanie, de l’Irak et de l’Égypte.

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