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Lancement d’une campagne visant à retirer Cuba d’une liste fallacieuse

Bogota, 16 septembre (Prensa Latina) La coordinatrice pour l’Amérique latine de l’organisation CodePink, Teri Mattson, a présenté jeudi en Colombie la campagne visant à demander au président nord-américain Joe Biden de retirer Cuba de la liste unilatérale des pays parrainant le terrorisme.

La présentation de l’initiative, qui a vu le jour aux États-Unis, a eu lieu cet après-midi lors de la rencontre internationale « La Colombie est une femme dans les Caraïbes », qui s’est tenue dans la ville de Santa Marta au sein du département de Magdalena.

Mattson, aux côtés d’autres personnes promouvant la campagne, a précisé le contexte, l’injustice et la motivation politique de la désignation, autant que ses graves effets sur la réalité du peuple cubain, notamment ses femmes.

Cette inscription sur la liste frauduleuse s’ajoute tout à fait aux sanctions et aux mesures du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba il y a plus de 60 ans.

De plus, on a fait recours au faux argument du refus du gouvernement cubain (garant des pourparlers de paix entre l’Armée de libération nationale et l’État colombien) à une demande de l’administration de l’ancien président Ivan Duque (2018-2022), qui réclamait l’extradition des chefs de négociation de cette guérilla après une attaque contre une académie de police à Bogota.

Cette demande du gouvernement colombien de l’époque a été formulée alors qu’il connaissait l’existence de protocoles conçus et approuvés par les parties dans le strict respect des dispositions du droit international, relatives à la résolution des conflits armés internes, y compris celui concernant l’échec des pourparlers.

Selon Mattson, ils ont présenté la campagne en Colombie, où le nouveau gouvernement de Gustavo Petro a déjà clairement exprimé sa position de rejet de l’inclusion de Cuba sur cette liste douteuse.

Le révérend canadien Christopher Ferguson a également mis au courant le public de la réunion de l’approbation la semaine dernière par le Conseil œcuménique des Églises d’une résolution demandant que Cuba soit retirée de la liste des pays parrainant le terrorisme établie par les États-Unis et que le blocus soit levé.

Pour sa part, les femmes participant à l’événement, qu’elles soient colombiennes ou originaires d’autres pays de la région, ont réagi de manière consensuelle, animées à apporter leur pierre à l’édifice.

En ce sens, elles ont affirmé avoir exhorté leurs femmes leaders et les représentants législatifs avec lesquels elles ont des liens à soutenir l’initiative et à ajouter leurs voix au Congrès.

L’ambassadeur cubain Javier Caamaño a remercié les organisateurs de l’événement pour leur solidarité avec le peuple de l’île face à cette injustice et pour avoir demandé au gouvernement des Etats-Unis de remédier la situation, d’abandonner les politiques coercitives, les sanctions et de supprimer complètement le blocus en vigueur.

jcc/livp/jha/otf

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