mardi 23 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Le président colombien Petro considère l’inclusion de Cuba sur la liste étasunienne comme une énorme injustice

Nations Unies, 23 septembre (Prensa Latina) Le président de la Colombie, Gustavo Petro, a qualifié vendredi  l’inclusion de Cuba sur la liste unilatérale des pays parrainant le terrorisme dressée par les États-Unis d' » énorme injustice internationale « .

Il a en outre assuré que c’est pour cette raison que son gouvernement avait demandé à l’administration des Etats-Unis de mettre fin à l’injustice « car Cuba n’a fait d’autre chose que offrir un espace pour qu’un processus de paix soit mené à bien ».

Lors d’une interview accordée à la presse à New York, où il participe au segment de haut niveau de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies, il a déclaré qu’il soutenait une initiative de 80 membres du Congrès colombien visant à retirer Cuba de la liste.

Il a rappelé que lorsque les pourparlers de paix se déroulaient sous le gouvernement de Juan Manuel Santos en Équateur et que le gouvernement de ce pays a fermé l’espace pour ces négociations, Cuba a accepté d’accueillir les négociations entre l’Armée de libération nationale (ELN) et l’État colombien.

Les protocoles ont été signés, précisément avec la Norvège et Cuba, puis lorsque le gouvernement d’Ivan Duque a décidé de saboter le processus de paix mené par Santos ; le gouvernement de Donald Trump a chargé  Cuba à ce moment-là d’accueillir les négociations et a inclus le pays caribéen dans une liste, avec l’objectif de le sanctionner.

« Nous avons rouvert ces pourparlers telles que le gouvernement Santos les avait laissées, nous avons récupéré les protocoles, la situation internationale des pays garants et, par conséquent, nous demandons au gouvernement des Etats-Unis de mettre un frein à cette injustice commise entre les gouvernements Duque et Trump, car la seule chose que Cuba a faite a été d’offrir un espace pour qu’un processus de paix puisse être finalisé », a souligné M. Petro.

Cette semaine, quelque 80 membres du Congrès colombien ont souscrit une lettre adressée à leurs homologues des États-Unis afin de retirer Cuba de la liste fallacieuse des pays parrainant le terrorisme.

La lettre est adressée à la vice-présidente et présidente du Sénat étasunien Kamala Harris, à la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, autant qu’au président de l’Assemblée générale des Nations unies, Csaba Kőrösi.

Le représentant à la Chambre des représentants (bicaméral) Gabriel Becerra a souligné que cette initiative était conforme au concept du gouvernement de Gustavo Petro concernant la position de Cuba sur la paix en Colombie.

« Nous faisons cette demande pour qu’il y ait une orientation différente, que le blocus soit supprimé et que de nouvelles relations entre États, fondées sur le respect de la souveraineté des nations, puissent avoir lieu ».

La semaine dernière, lors de la rencontre internationale Caribbean is Women, une campagne a été présentée, initiée par l’organisation Codepink aux États-Unis, pour retirer Cuba de la liste arbitraire,  à laquelle s’ajoutent de plus en plus de voix dans cette nation sud-américaine.

Dans une interview accordée à Prensa Latina, le Haut-Commissaire pour la paix, Danilo Rueda, a également déclaré que Cuba devrait être retirée de la liste.

Le concert de voix pour exclure Cuba de cette liste arbitraire s’amplifie en Colombie à un moment où la recherche de la paix figure comme un objectif primordial.

jcc/jha/otf

EN CONTINU
notes connexes