vendredi 19 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

L’Europe esquisse une action contre le blocus extraterritorial de Cuba

Paris, 28 septembre (Prensa Latina) L’association Cuba Coopération France (CubaCoop) a déclaré mercredi être en train de préparer aux côtés des organisations et des personnalités espagnoles et italiennes une pétition pour défendre les entreprises et les banques européennes contre l’extraterritorialité du blocus nord- américain contre l’île.

Dans un article rendu publique sur son site web, l’association fait suite à l’initiative lancée le 10 septembre dans le cadre de la Fête de l’Humanité, dans laquelle plusieurs acteurs politiques et sociaux de France, d’Espagne et d’Italie ont convenu de lancer une plateforme afin de porter à un niveau supérieur la lutte contre le blocus économique, commercial et financier. 

Le texte signé par Miguel Quintero précise qu’une demande était en cours de préparation auprès de l’Union européenne (UE) pour défendre réellement les entreprises et les banques qui décident de maintenir des liens commerciaux et financiers avec Cuba, sans la crainte actuelle de pressions et de sanctions onéreuses de la part de Washington.

De même, la demande a exigé que l’UE soit cohérente avec son discours de refus du blocus qui a été approuvé à plusieurs reprises dans des forums comme l’Assemblée générale des Nations unies et au moyen de outils créés face à la nature extraterritoriale du siège en vigueur depuis plus de 60 ans.

CubaCoop rappelle qu’en 1996, l’année même où l’administration de William Clinton a transformé le blocus en loi suite à la promulgation de la loi Helms-Burton, Bruxelles avait adopté un règlement pour défendre ses intérêts contre toute tentative d’imposer la législation d’un pays tiers dans sa juridiction.

Cette réglementation n’a jamais été appliquée, bien qu’elle comprenne la possibilité d’obtenir des dommages et intérêts pour une action extraterritoriale, a précisé Quintero, qui a fait mention du fait que les banques européennes ont payé entre 2009 et 2016 quelque 16 milliards de dollars d’amendes imposées par les États-Unis, dont neuf milliards à l’entité française BNP Paribas.

Le secteur financier est précisément l’un de ceux choisis par la plateforme lancée dans l’Humanité en vue de commencer son action dans un avenir proche par le biais d’une demande à l’UE de désigner les banques chargées des transactions avec Cuba et d’assurer qu’elle les protégera des « tentacules » de Washington.

Outre CubaCoop, l’Agence pour les échanges culturels et économiques avec Cuba en Italie (Aicec) et l’organisation espagnole Solidarité pour le développement et la paix (Sodepaz), toutes expérimentées dans la réalisation de projets de collaboration, ont annoncé leur adhésion au mécanisme de soutien et de coopération avec l’île.

Elle était également soutenue par l’eurodéputé Manu Pineda, le président du Parti communiste espagnol, José Luis Centella, la première vice-présidente du Parti de la gauche européenne, Maite Mola, et le leader parlementaire français André Chassaigne, représentant le Parti communiste français. 

La plate-forme propose deux façons de travailler pour traduire le soutien au développement socio-économique de Cuba en mesures concrètes dans le contexte difficile du blocus étasunien  et de sa composante extraterritoriale, en partant du principe que la fin de cette politique agressive n’est pas prévisible pour le moment.

À cet égard, il comprend une première ligne d’action centrée sur l’appel à l’UE pour qu’elle adopte toutes les décisions possibles pour mettre fin au blocus, conformément à sa position officielle et aux moyens dressés afin de  protéger ses entreprises, ses banques et ses citoyens.

L’autre axe de travail évoqué est le renforcement de la coopération avec Cuba  à travers l’encouragement des investissements étrangers et l’arrivée de produits du pays caribéen sur les marchés européens.

jcc/ymr/wmr

 
EN CONTINU
notes connexes