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Le blocus étasunien cherche à infliger davantage de dommages aux familles cubaines

Nations unies, 3 novembre (Prensa Latina) Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a réaffirmé jeudi que le blocus économique, commercial et financier des États-Unis, qui s’est intensifié depuis 2019 sous une forme extrême, cherchait à infliger les plus grands dégâts possibles aux familles cubaines.

Lors du débat sur le projet de résolution visant à mettre fin à la politique de Washington, qui s’est tenu jeudi à l’Assemblée générale des Nations unies, il a affirmé que l’escalade « plus cruelle et inhumaine » visait à effondrer l’économie du pays et à créer une ingouvernabilité.

Rodriguez a dénoncé cela comme un acte de guerre économique visant à entraver les revenus financiers de la nation et à détruire ainsi la capacité du gouvernement à répondre aux besoins de la population.

Il a ajouté que, telles qu’établies depuis les années 1960, ces mesures coercitives unilatérales étaient sensées provoquer des désillusions, fomenter le découragement et, par la faim et le désespoir, renverser le leadership de la nation cubaine et l’ordre social élu par les citoyens.

Le ministre des affaires étrangères a de même expliqué que cette politique provoquait des conditions prônant l’émigration irrégulière, désordonnée et dangereuse, ce qui coûte la vie de Cubains.

Cela mène par ailleurs à la criminalité internationale et à la traite des êtres humains.

Le ministre a déclaré qu’il était impossible de quantifier l’angoisse à l’origine des coupures de courant, des pénuries, des files d’attente, des obstacles aux projets de vie des familles et surtout des jeunes.

Durant les 14 premiers mois de l’administration nord-américaine de Joseph Biden, le blocus a coûté à l’île plus de six mille 364 millions de dollars, soit environ 15 millions de dollars par jour.

En surplus, d’août 2021 à février 2022, les pertes ont été de l’ordre de trois milliards 806 millions de dollars, un montant record pour une période aussi réduite de sept mois, de sorte que si le blocus  n’avait pas été en place, le produit intérieur aurait pu croître d’un peu plus de 4,0 %.

Plus de 80 % de la population cubaine actuelle est née sous le coup de ces  hostilités ; à cet égard, le chef de la diplomatie cubaine s’est demandé si la nation avait le droit d’exister sans l’existence de cette politique ratée.

En effet, plus de trois décennies se sont écoulées depuis que l’Assemblée a commencé à exiger chaque année la fin de cet acte de génocide, qui a coûté depuis son imposition 154 217 millions de dollars en prix courants.

jcc/ro/kmg

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