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Une universitaire nord-américaine souligne le rôle historique des médecins cubains en Bolivie

Mexico, 10 novembre (Prensa Latina) Le rôle des médecins cubains en Bolivie lors des mandats de l’ancien président Evo Morales est aujourd’hui souligné dans un article publié dans le quotidien La Jornada par la docteur Tanalís Padilla. 

Le professeur-chercheuse de l’Institut technologique du Massachusetts, auteur de l’ouvrage Unintended Lessons of Revolution, a profité du troisième anniversaire du coup d’État militaire contre Morales pour évoquer l’aide cubaine durant ses gouvernements.

Elle a rappelé que depuis l’accession de Morales à la présidence en 2006, les conditions de vie de la grande majorité du peuple bolivien se sont considérablement améliorées.

Elle a signalé qu’une composante essentielle avait été l’arrivée de médecins cubains. Ce n’était pas la première fois que Cuba manifestait ce type de solidarité, a-t-elle manifesté.

Padilla a souligné que dans son livre Healing the Masses, Julie Feinsilver a expliqué comment, dans les années 1980, des architectes et du personnel médical cubains ont construit trois unités pédiatriques de soins intensifs en Bolivie, les livrant entièrement équipées, et a vendu des médicaments 10 fois moins cher que les sociétés transnationales.

L’internationalisme médical cubain, a-t-il précisé, s’est intensifié avec l’arrivée de Morales à la présidence et dans le cadre de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques.

Padilla a cité que dans le livre Healthcare without Borders, John Kirk donne une idée de sa portée et de sa dimension: entre 2006 et 2013, sont arrivés de Cuba 816 médecins, 305 techniciens de santé et 19 dentistes destinés aux zones les plus pauvres où ils ont soigné 22,3 % de la population bolivienne.

En outre, dans le cadre de l’Opération Miracle, 632 mille 87 personnes ont récupéré la vue. Durant cette période, 265 professeurs de médecine cubains ont formés du personnel dans 191 cliniques boliviennes.

Il y a également eu trois mille huit cents médecins boliviens formés à Cuba et quatre mille trois cent trois cent deux étudients de ce pays andin ont fait des études de médecine gratuites à l’École latino-américaine de médecine de La Havane, a indiqué Padilla.

Cette collaboration s’est poursuivie pendant le troisième mandat de Morales jusqu’au coup d’État de 2019, dont les auteurs ont ajouté à leur campagne raciste anti-indigène une forte xénophobie anticubaine, a dénoncé la professeur-chercheuse.

Les jours de mise en place du coup d’État, des éléments de l’armée et de la police ont perquisitionné les résidences des brigadistes cubains en les dénigrant, en pointant des armes sur eux et en déshabillant les femmes, a-t-elle rappelé.

En octobre 2020, le coup d’État est renversé par l’élection de Luis Arce, du Mouvement Vers le Socialisme (Parti d’Evo Morales), mais malgré cette victoire écrasante, la droite n’abandonne pas ses tentatives de sabotage de la démocratie.

En Bolivie, comme dans d’autres pays latino-américains avec des gouvernements de gauche, les forces réactionnaires restent puissantes et comptent sur un allié impérial (en référence aux États-Unis), a conclu Padilla.

peo/mgt/Lma

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