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Evo Morales répudie l’ingérence des États-Unis en Amérique latine

La Paz, 21 novembre (Prensa Latina) L’ancien président de la Bolivie, Evo Morales, a reprouvé lundi l’ingérence des États-Unis en Amérique latine et dans les Caraïbes, matérialisée par un message de l’ex-président Donald Trump à la Conservative Political Action Conference (CPAC) qui vient de se terminer.

« Trump donne raison aux politiques interventionnistes de la Maison Blanche et lance un appel désespéré à « arrêter la propagation du socialisme » devant des ultra-droitiers ratés réunis au Mexico. 

Le leader du Mouvement vers le socialisme-Instrument politique pour la souveraineté des peuples assure sur ce réseau social que Trump reprend la Doctrine Monroe et parle d’imposer les politiques de la puissance du Nord en Amérique latine et dans les Caraïbes, qu’il appelle « notre terre ».

« Il ignore que le soulèvement latino-américain qui a abouti à des gouvernements de gauche démocratiquement élus est dû au rejet des politiques néolibérales des États-Unis », a-t-il déclaré.

Morales a souligné que les peuples libres de la Patria Grande refusaient ces agressions, revenant sur l’attitude autoritaire et antidémocratique des gouvernements nord-américains qui financent, encouragent et perpètrent des coups d’État, des interventions armées, des génocides et des massacres dans le monde entier ».

Samedi dernier, en guise de conclusion à la réunion des partisans ultra-conservateurs réunis au Mexique, Donald Trump a appelé dans une vidéo à sécuriser les frontières et à stopper l’avancée du socialisme.

« Nous devons arrêter la propagation du socialisme et ne pas le laisser continuer à nous chasser de la région ou de nos terres », a renchéri le représentant du suprémacisme anglo-saxon, qui aspire à concourir à la présidence des États-Unis pour le parti républicain en 2024.

La liste des participants boliviens à CPACMexico comprenait Luis Fernando Camacho, gouverneur de Santa Cruz, et principal promoteur de la grève, qui au moyen de ses blocages violents en 31 jours, a déjà provoqué des pertes de plus d’un milliard de dollars à Santa Cruz et à la Bolivie.

Outre le bilan monétaire de cette période, au cours de laquelle le droit constitutionnel de millions de personnes au travail, la libre mobilité et les actes de discrimination raciale ont été transgressés. Selon les chiffres officiels, on dénombre quatre morts, des centaines de blessés, une plainte pour viol collectif d’une femme et la faillite des entreprises de nombreux syndicalistes et chauffeurs.

Un autre représentant bolivien au forum ultraconservateur du Mexique était l’ancien ministre de la défense Eduardo Sánchez Berzaín, en fuite dans son pays pour le massacre commis par des soldats à El Alto en 2003, faisant 67 morts et 400 blessés, pour lequel il a été condamné dans un procès civil aux États-Unis.

jcc/mgt/jpm

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