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Dialogue pour la paix en Colombie

Caracas, 27 novembre (Prensa Latina) Le rétablissement du dialogue entre le gouvernement colombien et la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN) peut être considéré comme l’une des grandes réalisations du président Gustavo Petro au cours de ses quatre premiers mois de mandat.  

Après de longues années de tentatives infructueuses pour parvenir à un accord de paix tant attendu, les deux parties ont repris cette semaine au Venezuela les pourparlers, dont la dernière tentative a échoué en 2019 suite à un attentat contre une école de police à Bogotá.

De la rencontre de cette semaine dans l’emblématique Parc National Waraira Repano, à Caracas, le plus important est le fait que les délégations se soient conformées à ce qui avait été convenu lors de la réunion exploratoire d’octobre dernier et aient ainsi ouvert la possibilité de reprendre les discussions.

Le communiqué conjoint publié à l’issue de la première réunion, en présence des pays garants que sont Cuba, la Norvège et la République bolivarienne du Venezuela, ainsi que de l’Église catholique colombienne et de la Mission de vérification de l’Organisation des Nations Unies, a signalé des considérations communes importantes qui redonnent espoir.

Ce n’est un secret pour personne que des décennies d’affrontement ont ouvert des blessures profondes, dont les causes sont aujourd’hui latentes dans la société colombienne, et il ne sera pas facile d’y remédier, mais selon le sénateur colombien Iván Cepeda, « percevons la volonté » entre les parties.

Les négociations ont débuté avec le désir des interlocuteurs de faire avancer le processus de paix, de démocratie et de justice, ainsi que la volonté, l’optimisme, la certitude et l’espoir de reprendre le dialogue avec une pleine volonté politique et éthique.

Un thème commun a été le désir de construire la paix à partir d’une démocratie avec une justice et des transformations tangibles, urgentes et nécessaires, ainsi que l’importance de donner la plus grande participation possible à la société, en donnant la priorité aux secteurs historiquement marginalisés et abandonnés.

Le chef de la délégation de l’ELN, Pablo Beltrán, a souligné qu’ils espèrent ne pas décevoir cette vague de changements que demande la Colombie, et que la table de dialogue doit être un instrument pour cela, comme le demande le peuple.

Les Colombiens « nous ne pouvons pas nous voir comme des ennemis, le travail que nous avons est de réconciliation, de retrouver des points communs, de construire une nation dans la paix et l’équité, c’est le pari que nous apportons et c’est pour cela que nous sommes venus à cette table », a-t-il déclaré.

Cepeda a pour sa part reconnu être à un moment historique, « presque unique pour le pays ». Danilo Rueda, haut-commissaire pour la paix en Colombie, a quant à lui résumé la rencontre en manifestant que les parties veulent une transformation réelle et voient la paix non seulement comme un problème de délestage des armes, mais articulé avec un besoin de changement.

peo/(Extrait de l’hebdomadaire Orbe)

 
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