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Une veillée en Bolivie exige une mesure de précaution pour le chef du coup d’État emprisonné

La Paz, 29 décembre (Prensa Latina) Des centaines de personnes restent en vigile aujourd’hui dans cette ville pour exiger que le ministère public prononce une mesure de précaution dans une prison pour le gouverneur de Santa Cruz, Luis Fernando Camacho, arrêté mercredi.

 

« Nous resterons vigilants devant la Force spéciale anti-criminalité jusqu’à ce que le ministère public accède à la demande de justice » afin que Camacho ne puisse pas s’échapper, a déclaré Aldo Michel, avocat du Comité pour la promotion de la justice.

Selon lui, ce dont il s’agit c’est d’un tournant pour la justice en Bolivie, car 17 mois se sont écoulés depuis que le gouverneur devait témoigner dans l’affaire Golpe de Estado I, mais jusqu’à présent il a bénéficié de l’impunité, ce dont il a tiré parti pour perpétrer  d’autres crimes.

Dans cette affaire, Camacho fait l’objet d’une enquête en tant que principal instigateur du renversement du gouvernement constitutionnel de l’ancien président Evo Morales et de ses conséquences, telles que les massacres de Sacaba et Senkata ayant fait une quarantaine de morts, des centaines de blessés et de nombreuses omissions des droits de l’homme.

Parmi les preuves contre lui figurent ses propres aveux dans une vidéo diffusée sur les chaînes de télévision nationales, dans laquelle il raconte comment, par l’intermédiaire de son père, il avait conspiré avec les chefs de la police et de l’armée.

Michel a expliqué que l’impunité dont bénéficiait Camacho jusqu’à la veille l’avait conduit à commettre d’autres crimes tels que des actes de discrimination, des morts lors de la dernière grève avec un blocus de 36 jours et des dommages économiques au pays dépassant un milliard de dollars. Il a également ajouté qu’il serait nécessaire d’enquêter sur sa responsabilité dans les troubles commis mercredi par l’Unión Juvenil Cruceñista après son arrestation, notamment l’incendie du bureau du procureur de Santa Cruz, l’attaque du commandement de la police de Santa Cruz et contre les aéroports du département.

Le bureau du procureur général, quant à lui, a précisé dans un communiqué mercredi que Camacho avait été arrêté dans le cadre d’un ordre émis par le bureau du procureur départemental de La Paz et a exclu que ce soit un enlèvement, comme le dénoncent des secteurs de l’opposition.

« Au contraire, le mandat d’arrêt a été émis en octobre de cette année et se trouve sous le contrôle juridictionnel du dixième juge d’instruction pénale du tribunal départemental de justice de La Paz », explique le document communiqué à la presse.

Le ministère public a informé que « Camacho a pleinement connaissance de ce processus depuis son début, le 28 novembre 2020, conformément à la loi bolivienne », en référence à l’affaire Golpe de Estado I.

Jcc/jf/jpm

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