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La Hongrie demande des clôtures en l’absence de politique migratoire dans l’UE

Bruxelles, 7 février (Prensa Latina) Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a demandé aujourd’hui à l’Union européenne (UE) de financer des clôtures frontalières pour freiner la migration irrégulière, en l’absence d’une politique commune pour résoudre ce problème de longue date. 

Orban fait ainsi renaitre une idée considérée « inadmissible » pour le bloc communautaire, quelques jours avant un sommet destiné à débattre d’un mécanisme permettant de stopper ou contenir cette situation.

Ce rendez-vous a été convoqué après que l’Autriche et les Pays-Bas ont manifesté devant les pouvoirs de l’UE leur mécontantement en raison de l’afflux croissant de migrants irréguliers dans leurs zones limitrophes.

L’agence des frontières du bloc a signalé 330 000 passages illégaux l’année dernière, le chiffre le plus élevé depuis 2016.

Mais les États sont très divisés sur la manière de prendre en charge les migrants sur leur sol et s’efforcent de renforcer leurs frontières extérieures pour éviter des arrivées par des voies non officielles et souvent dangereuses.

Des pays comme la Pologne, la Hongrie et la Slovénie ont érigé des barrières frontalières, mais la Commission européenne, chargée du budget partagé du bloc, refuse de financer cette alternative.

En guise d’argument, l’organe communautaire soutient que cette solution est contraire aux valeurs démocratiques libérales et aux droits de l’homme. 

Dans le même temps, des milliers de personnes se retrouvent livrées aux mains de trafiquants qui leur font payer de grosses sommes d’argent pour échapper à la faim, à la misère et aux guerres dans leur pays d’origine.

Des organisations internationales et de défense des droits de l’homme dénoncent ce phénomène, reconnu en outre comme une question en suspens par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Dans des pays comme la Grèce, la plupart des sans-papiers vivent dans des camps aménagés, mais dans des conditions déplorables, selon les allégations de plusieurs ONG. 

Les sites construits dans les îles grecques de la mer Égée accueillent un nombre de personnes plus élevé que possible.

Les dirigeants de Malte, du Danemark, de la Grèce, de la Lituanie, de la Lettonie, de l’Estonie, de l’Autriche et de la Slovaquie ont déclaré dans une lettre commune, avant le prochain sommet, que « le système d’asile actuel de l’UE est brisé ».

Une fois de plus, la migration irrégulière est aujourd’hui l’un des problèmes les plus urgents de l’UE, affirme le texte.

En l’absence d’efforts renouvelés et fructueux (…), on ne peut qu’espérer que ce problème se poursuivra et s’aggravera dans les années à venir, déclare la missive.

peo/npg/to/Ehl

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