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Des centaines d’Haïtiens chassés de chez eux par la violence

Port-au-Prince, 3 mars (Prensa Latina) Des centaines d’Haïtiens ont fui des quartiers de la capitale comme Bel-Air, Solino, Delmas 24, Poupelard et Nazon, dans un contexte d’escalade de la violence des gangs qui se disputent le territoire.

Depuis trois jours, les gangs organisés au sein du groupe G-9 et leurs alliés assiègent des quartiers du cœur de Port-au-Prince, tout près du Palais national, poussant les habitants à abandonner leurs maisons avec les quelques biens qu’ils pouvaient emporter.

Des images de femmes avec enfants fuyant au milieu d’un concert de tirs ont inondé les médias sociaux, tandis que les citoyens appelaient les autorités à l’aide.

Selon les médias, plusieurs personnes ont été blessées, bien que le montant total des dégâts humains et matériels soit encore inconnu.

Ce n’est que la dernière action en date des gangs qui contrôlent de plus en plus de territoires plus vastes dans la capitale, alors que les opérations de police n’ont pas donné les résultats escomptés.

Jeudi, le gang Kraze baryè, dirigé par Vitelhomme Innocent, a attaqué et incendié le commissariat de Fort-Jacques, dans l’est de la capitale, brûlant tous les véhicules garés et prenant position à proximité.

 » La commune de Kenscoff est livrée aux mains des malfrats ; les gangs tuent, kidnappent et volent les biens des paisibles citoyens en toute impunité. Pire, ils arrivent même à mettre le feu à la sous-station de Fort-Jacques », a déploré jeudi l’ancien député local Alfredo Antoine.

La violence des gangs est montée en flèche en Haïti depuis l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, avec plus de 2 000 meurtres et 1 000 enlèvements enregistrés en 2022.

En janvier, des hommes armés ont attaqué le commissariat de Liancourt dans l’Artibonite, tuant sept policiers, alors qu’au sein des communes comme Verrettes, des gangs violent des femmes et des filles et pillent des maisons.

jcc/jha/ane

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