« Cette sanction imposée aux pays qui vendent du pétrole à Cuba est très injuste. Très injuste. Ce n’est pas bien, parce que les sanctions qui touchent le peuple ne sont pas bien », a déclaré la présidente lors de sa conférence de presse quotidienne.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a paraphé le 29 janvier dernier un ordre exécutif qui déclare une prétendue urgence nationale et établit un processus pour appliquer des taxes sur les biens des pays qui fournissent du pétrole brut à la plus grande des Antilles.
« On ne peut pas mettre des gens dans une situation telle que celle du peuple cubain, qu’on soit d’accord ou non avec le gouvernement de Cuba. Ce n’est pas bien. Ils n’ont pas de carburant pour les hôpitaux, pour les écoles. Alors, le peuple souffre », a dénoncé Sheinbaum ce lundi.
En répondant à une question sur la poursuite du soutien à la plus grande des Antilles après l’envoi hier de quelque 814 tonnes d’aide humanitaire dans deux navires de la Marine, elle a répondu que postivement car « le peuple mexicain est toujours solidaire ».
« Personne ne peut ignorer la situation que vit actuellement le peuple cubain à cause des sanctions imposées par les États-Unis d’une manière très injuste à tout pays qui envoie du pétrole », a-t-elle ajouté depuis le Palacio Nacional.
« Nous continuons de faire toutes les démarches diplomatiques nécessaires pour reprendre l’envoi de pétrole, car on ne peut pas pendre un peuple comme cela, de cette manière. C’est très injuste. Alors, un appel pour qu’il n’y ait pas ces sanctions et que le peuple soit toujours soutenu », a-t-elle affirmé.
Elle a souligné que son pays effectue « toutes les actions diplomatiques pour éviter que des droits de douane soient imposés au Mexique pour envoyer du pétrole à Cuba ».
Plus tôt, le président de l’île, Miguel Díaz-Canel, a remercié au Mexique « la solidarité, l’affection, l’étreinte toujours chaleureuse à Cuba », après l’envoi de vivres, parmi lesquels se trouvent des aliments de première nécessité et des articles d’hygiène.
Diverses voix au Mexique, allant de parlementaires aux organisations sociales et aux partis politiques, se sont prononcées en soutien à la nation caribéenne face au siège énergétique des États-Unis, qualifié de cruel et d’anachronique.
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