Dans une déclaration publiée par l’Institut cubain de la musique, O Farrill qualifie de cruelle la politique de Washington, laquelle comprend des restrictions sur l’approvisionnement en pétrole et des tarifs douaniers supplémentaires pour les pays prêts à fournir une aide humanitaire à l’île caribéenne.
Elle affame littéralement dix millions de Cubains ; la nation la plus riche du monde regarde des êtres humains souffrir et mourir à 90 miles au sud de Key West, a affirmé le musicien, fondateur de l’institution culturelle Belongó dans la ville de Harlem.
L’artiste a souligné que Cuba ne représente aucune menace pour la sécurité de la nation étasunienne, car elle ne possède pas d’armes de destruction massive et n’abrite pas de terroristes.
Par contre, a-t-il souligné, l’île garde un profond respect pour la culture nord-américaine, reflété par un festival de jazz mondialement reconnu et des joueurs de baseball exceptionnels.
Chaque année, a rappelé O. Farrill, l’Assemblée générale des Nations unies adopte à une écrasante majorité une résolution exigeant la fin de l’embargo contre Cuba, considéré par le musicien comme « un acte monstrueux de cruauté ».
La déclaration s’ajoute aux voix d’artistes et intellectuels qui, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, réclament la levée des mesures coercitives unilatérales et la normalisation des relations avec Cuba.
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