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Nous ne promouvons pas la guerre, mais nous n’en avons pas peur, affirme le président cubain

Brasilia, 23 avril (Prensa Latina) Le président de Cuba, Miguel Díaz-Canel, a assuré que son pays ne promeut pas la guerre, mais est prêt à défendre sa souveraineté face à toute agression, et ce dans un contexte marqué par les menaces croissantes des États-Unis.

Lors d’une interview accordée au journaliste brésilien Breno Altman, le président a affirmé que « Cuba est un pays de paix » et a souligné le rôle historique de l’île comme théâtre d’importants processus de dialogue en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Cuba n’est pas une menace pour la sécurité des États-Unis, elle n’a jamais eu l’intention d’agresser personne, a-t-il souligné en affirmant qu’il n’existe aucune justification pour que le gouvernement nord-américain tente une agression contre le pays antillaise.

Cependant, il a noté que l’histoire des relations bilatérales a été marquée par la confrontation. « Les États-Unis ont toujours joué le rôle de puissance agressive et Cuba celui d’île attaquée », a-t-il rappelé.

En ce sens, il a estimé qu’une éventuelle agression militaire « ne pouvait se produire que par une approche hégémonique et autoritaire » de Washington.

Selon le dirigeant cubain, dans le contexte actuel il y a des facteurs qui augmentent les risques, parmi lesquels les conflits internationaux, les agressions contre le Venezuela et l’Iran, des pressions sur les pays de la région pour isoler Cuba et une rhétorique croissante avec des références à l’île comme cible possible.

Dans les conditions actuelles, il est possible qu’ils tentent d’attaquer Cuba, a averti Díaz-Canel.

Face à un tel scénario, il a assuré que le pays se prépare à éviter tout fait de ce genre. « Nous devons nous préparer pour qu’il n’y ait ni surprise ni défaite », a-t-il déclaré en réitérant le caractère défensif de cette préparation.

Nous ne promouvons pas la guerre, nous ne l’encourageons pas, mais nous n’en avons pas peur si nous devons défendre la Révolution, la souveraineté et l’indépendance du pays, a-t-il soutenu.

Le chef d’État a expliqué que la doctrine de défense cubaine est basée sur la « guerre du peuple tout entier », dans laquelle chaque personne a une position et une mission à remplir pour défendre la patrie, comme « un honneur et un devoir ».

Néanmoins, il a insisté sur la volonté de dialogue en affirmant que le pays des Caraïbes ne veut pas une confrontation avec les États-Unis mais trouver des espaces d’entente qui permettent de s’éloigner de l’agression.

Il a noté qu’il existe de multiples domaines potentiels de coopération bilatérale, tels que les affaires, les investissements, la lutte contre le narcotrafic, la criminalité transnationale, les migrations, l’environnement, la santé, l’éducation et la culture.

Le président a réitéré que Cuba est prête à dialoguer dans une position de respect, sans condition et sur un pied d’égalité, et il a déclaré que les problèmes internes de l’île ne sont pas sur la table d’une conversation.

Il a ajouté que les deux pays se trouvaient actuellement dans une phase très préliminaire de ce qui pourrait être un processus plus large de discussions ou d’un groupe d’accords.

peo/rc/mar

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