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La Russie demande aux États-Unis de fermer leur zone de protection en Syrie

Moscou, 16 février (Prensa Latina) Le ministre russe des Relations Extérieures, Serguei Lavrov, a aujourd´hui demandé aux États-Unis la fermeture de la zone de protection créée autour de leurs bases militaires dans la région d’Al Tanaf, lesquelles sont illégalement déployées en Syrie.

Lors d´une interview à la chaîne Euronews, Lavrov a affirmé que Washington se montre incapable de respecter les accords avec Moscou en prétendant rester en Syrie, et ce suite à une claire défaite du mouvement terroriste de l´État Islamique (EI).

« Le Pentagone maintient sa base militaire à Al Tanaf, où il entraine et équipe de nouveaux groupes armés syriens », a-t-il souligné.

« Les promesses faites par le secrétaire d´État étasunien, Rex Tillerson, de quitter la Syrie dès que l´EI serait éliminé ne sont aucunement respectées, car ils parlent maintenant de rester sur place jusqu´à prétendument voir un processus politique stable qui débouche sur une transition », a-t-il commenté.

Puis Lavrov a jugé que « d´ailleurs, la transition est un euphémisme employé par Washington pour faire référence à un changement de gouvernement, et avec des résultats qui leur feront plaisir ».

Le chef de la diplomatie russe a dénoncé le fait que la Maison Blanche persiste dans ses plans destinés à créer une dénommée force de sécurité frontalière le long des limites de la Syrie avec la Turquie et l´Irak, alors q´en réalité Damas n´accepte nullement sa présence dans la nation du Levant.

Le ministre russe a de plus estimé que les États-Unis se proposent de renforcer leur présence militaire en Irak, où la coalition occidentale, dirigée par les étasuniens, a anéanti la ville de Mosul, laquelle est toujours en ruine et sans aide humanitaire.

Lavrov, repris ici par la télévision de la capitale, a attiré l´attention sur les « risques de jouer avec un thème aussi sensible que le problème kurde » et a fait référence au paiement de guérilleros de cette communauté.

Le diplomate a considéré que le « soutien militaire aux forces kurdes en Syrie dénote une totale myopie politique et même une certaine mauvaise foi de Washington ».

« Un tel comportement des États-Unis peut avoir des conséquences négatives pour d´autres pays de la région, dans lesquels existe le problème kurde, tout en constituant un obstacle à leurs liens avec la Turquie », a-t-il jugé.

Lors de l´entretien, Lavrov a qualifié de spéculation les affirmations selon lesquelles la Russie a parié sur Donald Trump et a perdu, en allusion aux mesures hostiles du nouveau chef d´État étasunien qui sont similaires à celles de l´administration démocrate.

peo/oda/to

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