Moscou, 23 mars (Prensa Latina) La Chancellerie russe a aujourd´hui considéré comme injustifiée la décision de l´Union Européenne (UE) de boycotter la Russie par le retrait de ses diplomates, après avoir accusé ce pays d´attenter contre la vie de l´agent double Skripal.
Le vice-responsable du département de presse du Ministère des Affaires Extérieures, Artiom Kozhina, a déclaré que « nous déplorons la déclaration adoptée lors de la session d´hier de l´UE en relation avec la prétendue attaque chimique contre Skripal le 4 mars dernier ».
« Le terme employé par l´entité communautaire, qui attribue à Moscou la responsabilité des faits, seulement sur la base qu´il « n´existe pas d´autre explication plus proche de la réalité » ; en réalité c´est une accusation sans preuves contre notre nation », a-t-il souligné.
« La disposition de l´UE d´accepter la version britannique des détails de l´incident de Salisbury peut uniquement s´expliquer par la volonté du bloc régional de soutenir la première ministre Theresa May, laquelle se trouve dans une situation difficile », a-t-il indiqué.
Le porte-parole a expliqué que « dans la version de Londres apparaissent tous les jours de plus en plus d´incohérences, comme l´incroyable rapidité avec laquelle le Royaume-Uni a déterminé l´origine russe des substances trouvées dans les analyses de Skripal et de sa fille Julia ».
« Apparaissent également dans la presse des détails quant à la pression exercée sur les spécialistes du laboratoire d´agents chimiques de Port Down de la part des autorités britanniques », a-t-il signalé.
Puis Kozhina a affirmé que « jusqu´à l´heure, nous n´avons reçu aucune information de la partie britannique qui puisse justifier une demande d´explication à la Russie, comme nous le propose l´UE en exigeant des réponses quant aux faits tragiques qui se sont déroulés dans cette ville anglaise ».
« Nous sommes totalement disposés à travailler avec les britanniques, mais ils refusent de collaborer », a-t-il dénoncé.
Désormais, les prochains échanges d´opinion se réaliseront dans le cadre de la structure spécialisée, c´est à dire l´Organisation pour l´Interdiction des Armes Chimiques (OPAQ).
Le diplomate a ensuite fait part du fait que « si les dirigeants de l´UE avaient des intentions réelles d´aider dans cette enquête, ils convaincraient leurs partenaires britanniques d´avoir des conversations et des échanges avec la Russie ; comme le stipulent les conventions sur ce type de cas ».
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